La Malédiction des Templiers, de Raymond Khoury

Aujourd’hui, je vais aborder avec vous un genre que je n’ai pas encore exploré sur le blog : le thriller ou roman d’action sur fond de trame relico-historique. Oui, oui, du genre du Da Vinci Code ; c’est d’ailleurs ce roman qui a ouvert les portes du temple de la consommation à cette littérature.
Le livre en question a été écrit par un auteur très connu dans ce genre, Raymond Khoury. La Malédiction des Templiers est en fait le deuxième opus où on peut retrouver Tess Chaykin, l’archéologue devenue romancière et Sein Reilly, l’agent du FBI. Le couple est en effet d’abord apparu dans Le Dernier Templier. Comme nous le laisse présager ces titres, oui, nous allons plonger au coeur de l’ordre des Chevaliers de la Croix, de leur relation tendue avec l’Eglise qui, nécessairement, nous cache des choses. Des choses pouvant bouleverser l’ordre du monde, ou au moins la foi de millions de personnes. On ne change pas une recette qui fonctionne, cela fait des dizaines d’années que l’ésotérisme et les rumeurs de complot autour des Templiers font fureur. Heureusement, ici l’auteur ne se targue pas d’avoir fait des recherches approfondies au point de nous faire croire que même la fiction présentée dans ce livre est réelle (oui, Dan Brown, c’est à toi que je pense). Non, un roman reste un roman.
Déjà, je vous rassure, il n’est pas obligatoire d’avoir lu le premier livre où apparaissent nos héros pour profiter de La Malédiction des Templiers. Certes, les deux histoires traitent de ces chevaliers hors du commun, à la fin du roman, on apprend même que les deux enquêtes sont liées. Des références légères sont faites à propos du premier opus mais cela ne gêne en rien la lecture, vous pourrez profiter de ce roman à votre aise.
Bon, vous l’aurez compris, quand je ne saute pas à plafond dès les premières lignes du billet, c’est que ce livre ne rejoindra pas mon panthéon personnel des oeuvres littéraires dignes de ce nom. Mais cela ne veut pas dire qu’il s’agit d’un mauvais livre, ce serait bien trop prétentieux de ma part. Au contraire, je pense qu’il peut permettre à pas mal d’entre vous de passer un bon moment de lecture, un moment de loisir comme on va voir un bon gros blockbuster américain au ciné.
Il faut avant tout que je vous éclaire sur la construction de ce livre. En effet, différents points de vue historique s’alternent, se complètant : d’un côté, l’enquête palpitante de Sean et Tess, de l’autre la réalité des faits qui se sont déroulés il y a plusieurs centaines voire plusieurs milliers d’année. C’est assez particulier, on est parfois frustré de changer d’époque mais on se rend vite compte que cette méthode sert l’intrigue de façon ingénieuse. Puis, les chapitres mettant en scène les Templiers sont admirablement bien écrits.
Je vais peut-être vous résumer le livre quand même ? Tout commence avec notre cher agent Reilly qui vole un ancien manuscrit très précieux au sein même des Archives secrètes du Vatican. Non, il n’est pas devenu un malfrat mais il fait ça sous la pression : en effet, Tess a été enlevée. Heureusement, dans des circonstances explosives, il la retrouve et découvre que toute cette histoire a commencé avec la découverte d’un parchemin. Apparemment, un trésor du Diable, mettant en grand péril l’Eglise, a été caché par des Templiers. Pensant que c’est là le meilleur moyen de bouleverser les ennemis de son pays, un Iranien s’est fait un devoir de le retrouver. Et pour cela il n’hésite pas à tuer, semant des cadavres le long de sa route. Une enquête palpitante va mener le couple en Europe et en Orient, à travers des sites et des paysages somptueux, rougis par le sang versé.
Difficile de donner un bon avant-goût de cet ouvrage sans vous spoiler. J’en suis tenu à survoler rapidement une narration pourtant bien ficelée. Ce livre est clairement un roman d’action, partout des bagarres, avec blessures mortelles, côtes fêlées et gémissements. C’est par moment assez répétitif voire carrément ennuyeux. Si vous n’avez jamais aimé les films de combat, fuyez cet ouvrage, sinon vous pouvez en profiter ! Il y a peu de ces moments d’émulation et de découverte qui font la jouissance de ces enquêtes sur fond religieux. J’ai d’ailleurs trouvé que la dernière étape avant d’accéder à la découverte finale a vraiment été trop facile pour nos deux héros, tellement qu’elle en est surprenante. Côté profondeur des personnages et psychologie ne cherchez pas, vous ne trouverez pas grand chose. Il y a bien une ébauche dans la relation de couple Tess-Chaykin mais c’est faible et niais. Le costaud et la colombe, on a vu plus palpitant comme amour.
Le point fort de roman est de nous faire voyager. Entre les époques, entre les continents. De ça, on ne se lasse jamais et on aime se faire surprendre. Après lecture, vous en saurez en tout cas beaucoup plus sur les Templiers, même s’il ne faut bien sûr pas tout prendre au pied de la lettre : ça reste une fiction.
La Malédiction des Templiers reste un bon choix pour une lecture de vacances, une lecture de farniente. En novembre 2011, est même paru le troisième opus rassemblant Sean Reilly et Tess Chaykin qui plongent cette fois dans les mystères des vies antérieures et de la réincarnation : L’Elixir du Diable.

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