Surprise #1

Comme promis, voici la première surprise. Vous en aurez une par jour jusqu’au 24 décembre compris pour vous faire patienter un peu jusqu’à Noël ! La surprise est simple : il s’agit de textes, sur des sujets divers, que j’ai écrit, dans le but de vous les offrir. J’espère que cela vous changera des chroniques littéraires 😉 Merci à tous pour vos visites !

Je me souviens du premier mot que j’ai réussi à lire. C’est resté gravé dans ma mémoire avec une précision étonnante. C’était sur un ballon gonflable, on était en vacances, j’avais du temps à perdre. Je me rappelle que déchiffrer ces quelques lettres m’obsédait, c’était un vrai défi. Le mot en question était tout simplement « ballon ». Je me souviens que le « o » était représenté par un ballon de baudruche.ballon-gonflable-publicitaire-i26350-s400

Une fois réussi à deviner ces symboles et leur sens, j’ai ressenti un mélange de fierté et de joie. Il est donc tout naturel que quand est venu le moment d’apprendre à écrire, c’était le mot « ballon » que je souhaitais savoir tracer moi-même. Mais on m’a d’abord obligée à apprendre tout l’alphabet puis mon prénom, puis « papa », puis « maman ». J’obéissais de mauvaise grâce car je savais qu’au bout, il y avait le « ballon ». Je me mettais en colère contre moi-même quand il m’arrivait de faire des erreurs car ça ralentissait ma rencontre avec le « ballon ». Pourquoi donc ne finissait-on pas d’écrire la lettre « q » comme la lettre « p », en terminant par une bosse ? Pourquoi faire la différence entre le « e » et le « l » puisque seule la taille change ? J’en ai rempli des feuilles peuplées de lettres de l’alphabet. Des lignes noircies de « s », de « o », de « t », de « d ».

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Enfin, sous mes demandes incessantes, la maîtresse voulut bien me montrer comment tracer le mot « ballon ». La courbe douce du « b », le trait du « o » qui se prolonge pour devenir un « n » à deux bosses, la symétrie des deux « l ». J’aimais ces lettres encastrées, liées les unes aux autres pour former ce mot qui a peuplé depuis mon imaginaire. C’était mon talisman, mon arme secrète, mon plaisir caché. Voir le mot ne me suffisait plus. Maintenant je l’écrivais, le plus souvent possible, pour voir ces jolies courbes sortir de mon stylo plume. C’était ma plus belle réussite et le point de départ d’une passion inconditionnelle pour les lettres, lues ou écrites.

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