La grâce des brigands, de Véronique Ovaldé

 

Véronique Ovaldé est une auteure que j’ai beaucoup croisé dans la presse papier ou numérique, sur les blogs. J’avais lu en passant la quatrième de couverture de son dernier livre, La grâce des brigands (quel beau titre !), et je m’étais dit qu’il faudrait que je m’y attarde un jour. Enfin, je l’ai lu. Une lecture étonnante mais agréable.

Comment une vie peut-elle basculée sans qu’on s’en rende à peine compte ? C’est ce que tente d’élucider le mystérieux narrateur de ce roman. Essayer de comprendre la vie de Maria Cristina Väätonen, c’est plonger dans une fresque familiale et relationnelle hors du commun. Pour comprendre les événements qui ont jâlonné la vie de cette femme, il faut se voir dessiner devant nous ce père nordique illétrée, cette mère un peu folle et si peu maternelle, cette sœur jalouse et éternellement adolescente. Il faut comprendre le avant et le après de l’écriture et de la publication (avec grands succès) de son livre où elle évoque sa vie de jadis dans un village perdu, aux prises à des manies bigotes et castratrices d’une mère. Son installation à Los Angeles (changement de climat total), sa rencontre avec le séducteur romancier (peut-être prix Nobel Claramunt), sa relation aux enfants.

Une vie est faite de rencontres et de décisions, mais on ne peut pas résumer tout un destin à un instant. Ce sont des coïncidences, des choix un peu fous ou bien réfléchis qui dessinent une existence pour le moins tortueuse. Et Maria n’est pas celle qui a une existence sereine et calme.

Rebondissements, faux-semblants, vérités qui éclatent au grand jour, surprise. Une narration menée à la baguette qui bondit d’un point de vue à l’autre, d’une génération à l’autre pour donner une explication sensée de ce qui a construit Maria Cristina. Une héroïne hors du commun mais à laquelle on n’a aucun mal à s’identifier.

Ce roman cumule les bons points et ce style à la fois intime et extérieure, un peu inclassable, ne fait que rajouter un côté curieux et original à ce livre.

Véronique Ovaldé, La grâce des brigands, éditions de l’Olivier, 19€50.

 

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2 réflexions au sujet de « La grâce des brigands, de Véronique Ovaldé »

  1. D’elle, j’avais beaucoup aimé « Ce que je sais de Vera Candida », par contre j’avais été un peu déçue par « Et mon cour transparent ». Mais, de manière générale, j’aime beaucoup son écriture !

  2. J’ai bien envie de le lire ! Je suis certaine que notre vie prend le chemin qu’on lui donne… Par contre avec un tel titre je ne me serais pas attendue à cette histoire. Je le note.

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