Chroniques d’une branleuse, d’Anne David

En ce moment, j’ai de la chance, je peux lire beaucoup. Grâce à une toux qui ne veut pas partir et qui me fatigue beaucoup, m’obligeant donc à rester souvent au lit. Pour ce nouveau billet, je vais donc vous parler d’un livre que j’ai lu en toussant et éternuant : Chroniques d’une branleuse. La branleuse en question, c’est Anne David.

Elle nous raconte dans ce petit livre son quotidien, ses réflexions alors qu’elle est au chômage. Loin des clichés de profiteurs des allocations, juste la vérité. S’attabler dans un café tous les jours avec son ordinateur pour rédiger CV et lettres de motivation, ses amis qui travaillent, les souvenirs de ses anciens emplois, la liberté qu’elle possède en étant chômeuse, l’idée de nouveaux projets et son regard critique sur la notion de « travail ».

Je vis une vie secrète sur le toit. J’y fume, j’y téléphone, j’y médite… J’ai une double vie. Intra muros je suis non fumeuse, bonne ou mauvaise fille, arborant de mon mieux les signes extérieurs d’une vie sociale ostracisée : agitation, gesticulation, l’énergie du dérisoire. Sur le toit, drapée dans ma cape en polaire bleu marine pleine de poils de chats, je suis une version non héroïque de Batman : fumeuse, amoureuse ou souhaitant l’être, anxieuse quoiqu’il arrive.

Chaque chronique est courte, avec un titre, une photo, comme les billets d’un blog. Ce livre auto-biographique se lit très vite et n’est pas désagréable. Sa lecture fut pour moi divertissante et me changeait des romans dont j’ai plus l’habitude. Elle a apporté un peu de fraîcheur, mais je suis déçue que l’auteure n’ait pas trouvé le mode narratif et les mots pour me toucher plus. Je suis restée plutôt extérieure à ces chroniques qui sont personnelles, ne nous emmènent pas assez dans la vie de l’auteure pour se sentir impliquée. Certaines chroniques semblent plus importantes pour l’auteure que pour le lecteur qui ne comprend pas trop ce qu’il fait là.

Bref, j’ai eu un avis partagé sur ce petit ouvrage, toutefois je répète ce que j’ai déjà dit : c’est une lecture courte plutôt divertissante. Ce qu’il convient également de noter, c’est le travail éditorial : les éditions Vanloo sont encore toutes jeunes et je dois avouer que j’ai été très contente de la maquette et de la réalisation de ce livre. A suivre, donc !

Anne David, Chroniques d’une branleuse, éditions Vanloo, 9€.

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