Trois grands fauves, d’Hugo Boris

J’ai été très enthousiasmée à l’idée de lire le roman que je vais vous présenter aujourd’hui. On me promettait un jeune auteur talentueux, un parallèle entre trois grands personnages de l’Histoire. Ce livre, c’est Trois grands fauves d’Hugo Boris, ces trois héros, ce sont Danton, Hugo, Churchill. A dire comme ça, on s’attend à un truc assez génial nous mettant en avant les ressemblances entres ces hommes, leur talent, leur force, leur lien face à la vie et à la mort.

Car ce qu’ont en commun ces trois personnages, en dehors d’une carrière importante, c’est d’avoir fait face à la mort et d’avoir passer outre, et de partir en chasse après la vie comme des prédateurs. Hugo Boris tente de créer un fil qui relierait ces personnes à travers l’Histoire, un lien subjectif mais pas si dénoué d’intérêt que ça, comme si certains traits de caractère se retrouvaient dans les personnes de pouvoir. Ces trois hommes sont intelligents, intimidants, adulés ou détestés, ils n’ont laissé personne indifférent du temps de leur époque.

C’est un projet intéressant et curieux auquel s’essaie ici l’auteur. Je dois avouer que c’est très imaginatif et, une fois lu, tellement évident. On peut lire dans ce roman des épisodes de la vie de ces héros, de façon très parcellaires. Le livre est court et se lit très rapidement, et c’est peut-être ce qui m’a le plus déçue. Je n’ai pas trouvé assez de matière pour pleinement m’épanouir dans ma lecture, j’avais l’impression de rater plein de choses importantes qui auraient pu créer des passages géniaux à lire. Je peux comprendre que ce n’est pas ici une succession de biographies et heureusement, ça ne tend pas vers l’exhaustivité. Mais la brièveté de ces récrits m’a complètement empêcher de rentrer dans cette lecture, j’ai regardé cela d’un œil extérieur. Je n’ai pas vraiment eu d’attachements pour les personnages, alors qu’il y aurait eu matière à cela. L’auteur évoque juste des extraits de vie liés à la vie, à la mort, au caractère sauvage et dominant de ces personnages. Pourtant, on voit beaucoup de leurs faiblesses. J’ai eu du mal à situer quel était vraiment le but de l’auteur, toutefois, j’ai apprécié son écriture documentée et simple, on sent un réel intérêt de l’écrivain pour ses personnages, et cela donne un peu plus vie à ces portraits fragmentés.

Pour résumer, pas un mauvais roman, plutôt l’histoire parcellaire de trois vies d’hommes d’exception, liés sur plusieurs aspects. Mon avis est partagé, mais dans le fond, il n’y a pas de gros points négatifs ici. Je serais curieuse d’avoir l’opinion d’autres lecteurs qui auraient un avis plus tranché que moi, car je ne sais pas trop quoi en penser de cet ouvrage.

Hugo Boris, Trois grands fauves, aux éditions Belfond, 18€.

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