Les Travailleurs de la Mer, de Victor Hugo

Dans le cadre de ma préparation au NaNoWriMo 2015, je vis un marathon Victor Hugo personnel puisque je compte écrire sur cet illustre écrivain. Donc pour essayer de ne pas trop mal faire les choses, je lis beaucoup : des biographies, des documentaires, mais aussi des œuvres de Hugo bien sûr. Beaucoup sont passées entre mes mains et je ne les ai pas abordées sur le blog mais aujourd’hui je tiens à vous parler d’un de ces romans, pas le plus connu, pas le plus iconique non plus mais il représente une période de la vie de l’écrivain que j’apprécie plus particulièrement : son exil à Guernesey.

Les Travailleurs de la Mer raconte l’histoire de Guernesey et plus précisément de Gilliatt. Ce jeune homme un peu sauvage et solitaire est peut-être le meilleur marin de la Manche. Il s’est épris de Déruchette et quand il apprend que cette dernière se donnera en mariage à celui qui ramènera la machine à vapeur de son père, il accepte tout de suite. Mais le bateau s’est échoué dans un endroit terriblement dangereux et inaccessible…

« A force de grimper dans les rochers, d’escalader les escarpements, d’aller et de venir dans l’archipel par tous les temps, de manœuvrer la première embarcation venue, de se risquer jour et nuit dans les passes les plus difficiles, il était devenu, sans en tirer parti du reste, et pour sa fantaisie et son plaisir, un homme de mer surprenant. »

Vous vous en doutez, ce résumé ne résume rien puisque, comme à son habitude, Hugo nous fait découvrir plusieurs personnages, très différents les uns des autres, nous entraîne dans des situations extrêmes et étonnantes. C’est une grande fresque de ce « rocher d’hospitalité » que nous propose ici l’écrivain.

Ce que j’aime par dessus tout avec Victor Hugo, c’est ce sentiment de voyager en sécurité à ses côtés. Même si le parallèle peut sembler abusif, j’ai l’impression que c’est Père Castor qui me raconte les histoires de Guernesey, de Déruchette, de Gilliatt. Je suis emmenée d’un bout à l’autre de ce récit en classe affaire, sans être pressée. L’auteur répond à toutes les questions qu’on pourrait se poser avant même qu’elles nous viennent en tête. Alors oui, ce n’est pas un roman qui va à cent à l’heure, qui laisse grande latitude au lecteur, mais c’est aussi reposant de voguer sur les flots de la Manche sans avoir à manier le navire.

L’histoire m’a tenue en haleine même si on peut lui trouver quelques longueurs. J’avoue que je me suis complètement perdue et ennuyée lors des descriptions des bateaux et de leurs différents éléments. Mais les descriptions des paysages et de la mer m’ont transportées. C’est à double tranchant Victor Hugo, et je ressens ça pour presque tous ses romans : d’un côté il y a des passages interminables (en tout cas pour moi), de l’autre une intrigue que l’on veut finir de lire à tout prix pour en connaître tous les tenants et les aboutissants.

Les Travailleurs de la Mer, c’est une curiosité et un magnifique hommage. C’est un chemin atypique pour rencontrer Victor Hugo et rien que pour cela je vous le conseille. Il faut parfois s’accrocher le temps d’une poignée de page pour rentrer dans l’histoire mais une fois cela fait, vous ne voudrez plus lâcher ce roman. Bonne lecture !

Victor Hugo, Les Travailleurs de la Mer, folio classique (1197), 8€.

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