Le Cercle des poètes disparus, de N. H. Kleinbaum

Le Cercle des poètes disparus. J’ai vu ce film sur le tard, et il m’avait bouleversée. Depuis longtemps, j’avais eu l’envie de lire le roman de N. H. Kleinbaum à l’origine de cette histoire, c’est désormais chose faite.

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A Welton, un collège haut de gamme pour garçon dans les années 1960, il va de soi de travailler dur, d’être discipliné et de faire honneur à l’école. Mais quand on est un adolescent de 16 ou 17 ans, d’autres choses rentrent un jeu : tomber amoureux, vouloir s’émanciper, faire avec l’autorité d’un père, vouloir vivre ses passions, se faire des amis, vaincre sa timidité et sa gêne… C’est alors qu’un nouveau professeur de littérature, Keating, vient illuminer le quotidien de cette bande d’amis. L’occasion pour eux de découvrir le vrai sens des mots, la liberté, le pouvoir et le beauté qui résident dans la poésie. L’occasion aussi de faire revivre le Cercle des poètes disparus dont Keating lui-même avait fait partie quand il avait leur âge.

La grotte était devenue leur foyer, lieu magique à l’abri des regards, soustrait à toute forme d’autorité ; un endroit où ils pouvaient être tout ce qu’ils rêvaient d’être, et laisser libre cours à leur imagination ; lieu de tous les possibles, bulle d’indépendance dans un monde régimenté, soupape aux pressions qu’exerçait sur eux l’univers clos de Welton. Le Cercle des Poètes Disparus venait de renaître de ses cendres et il voulait dévorer la vie à pleines dents.

J’ai tout d’abord eu la très agréable surprise de découvrir que le film a vraiment respecté le livre. J’ai donc eu les visions des acteurs incarnant les personnages au fil de ma lecture, mais cette histoire est si belle, si forte que ça ne m’a pas du tout dérangée. Cette lecture passe très vite et, passé le premier flottement où on se mélange un peu les pinceaux avec tous les personnages, on ne peut plus se défaire de cette histoire. On sait qu’un drame flotte au-dessus de la tête des garçons, et on se prend en affection pour leur vivacité, leurs doutes, leur jeunesse. Il est vrai que l’auteur aurait pu supprimer un ou deux personnages inutiles et mieux explorer leurs liens entre eux – qui ne peuvent pas être tous gentils et fraternels tout le temps, on est d’accord. Mais très vite, on s’attache fort à ces personnages passionnés et au monde de la poésie qu’ils découvrent ensemble, comme une révélation. Dans ce roman, figurent les plus pages que j’ai pu lire au sujet de la littérature : autant dire que l’auteur a une sacrée plume !

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Les dialogues rendent tout cela très vivant, l’auteur ne s’embarrasse pas du superflus et on ne retient que l’essentiel, bondissant d’un personnage à l’autre. Une vraie pépite ce livre et je ne peux que vous le recommander !

N. H. Kleinbaum, Le Cercle des poètes disparus, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Olivia De Broca, aux éditions Le Livre de Poche, 5€30.

3 réflexions au sujet de « Le Cercle des poètes disparus, de N. H. Kleinbaum »

  1. Ca ne me paraît pas très attrayant de lire un livre dont on connaît déjà l’ambiance et la fin… Tu le recommanderais à quelqu’un qui a déjà vu le film ?

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