Sauveur & fils (saison 2), de Marie-Aude Murail

 

J’avais un peu hésité avant de me lancer dans la lecture de la saison 2 de Sauveur & fils de Marie-Aude Murail, j’avais un peu peur de me lasser, que cette lecture soit trop enfantine pour moi, mais je me suis finalement laissé tenter…

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Sauveur est toujours psychologue et reçoit toujours des enfants et des familles dans son cabinet pour tenter de les aider. Même s’il se laisse parfois déborder par leurs problèmes et les traîne jusqu’à la maison. Ella veut devenir Elliot, Raja ne dit rien et n’utilise que du noir dans ses dessins de petite fille, Gabin ne va plus au lycée, Blandine se shoote avec des bonbons Haribo… On retrouve certains patients de la saison passée – sans que ça ne fasse de redites, c’est très bien joué – et on voit ainsi leurs évolutions, on découvre également de nouveaux personnages que j’ai adoré ! J’ai trouvé tous ces patients très attachants. Tellement d’humanité dans ce roman…

Sauveur doit aussi faire face à de nouvelles situations dans sa propre maison, puisqu’il vit une histoire avec Louise qui a deux enfants et un ex-mari détestable. Sauveur veut sauver tout le monde : il trouve toujours le mot juste, comprend chaque expression et est terriblement gentil. Hamster ou homme perdu, son toit est le toit de tout le monde. Pas facile de trouver le repos quand on est si investi dans son travail et que sa vie privée donne du fil à retordre.

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Marie-Aude Murail a écrit là un roman qui parlera à tous les adolescents. Ancré dans notre époque, je l’ai trouvé vraiment moins enfantin, rêveur, enchanteur, drôle que ces autres romans, mais ce n’est pas vraiment une critique négative, juste un constat. Pourtant, ce roman ne manque pas d’humour et de péripéties, les pages se tournent vite, le rythme est bon. C’est très réaliste, et toutes les diverses situations sont bien présentées : dans un cabinet de psy, on croise des vies malheureuses, fatiguées, déprimées, dans le déni, en colère… et ce n’est pas facile de regarder tout ça. J’ai trouvé donc par moment ma lecture un peu pénible, plus sombre que dans la première saison. On dirait que Sauveur n’a pas de pause, de très bonnes nouvelles à fêter, jamais. À sa place, je serais en train de soupirer non-stop. Heureusement, Louise et Lazare – son fils – lui redonnent le sourire et il ne s’ennuie jamais dans sa bruyante maisonnée.

Pour les adultes, on voit quelle piste sème Marie-Aude Murail pour la saison 3, et j’ai hâte de savoir ce qui va arriver à nos personnages. Je n’en ai pas fini avec cette série !

Marie-Aude Murail, Sauveur & Fils (Saison 2), aux éditions École des loisirs, 17€.

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Les sagas jeunesse qu’on ne peut pas louper

Il y a des sagas jeunesse vraiment indéboulonnables. Certaines restent des grands classiques qu’on ne peut pas mettre au placard, d’autres des petites nouvelles qui envahissent les cours de récréation – et croyez-moi, je travaille tous les jours avec les enfants, je sais de quoi je parle. Mais qu’est-ce qui fonctionne bien aujourd’hui ? Pas de découvertes dans cet article : non, je vais plutôt vous parler des sagas jeunesses fantastique/fantasy qui sont indétrônables. Il y aura peut-être des livres plutôt young-adult par moment pour la simple raison qu’ils atteignent également une cible plus jeune.

1. Harry Potter de J. K. Rowling

9782070584628_1_75Mais bien sûr que c’est le premier que j’allais mettre, évidemment ! On ne peut pas parler de saga, on ne peut pas parler de jeunesse, on ne peut pas parler de fantastique sans évoquer Harry Potter. Est-il vraiment besoin de présenter à nouveau son histoire ? Honnêtement, je crois que je peux m’en dispenser.

2. Eragon de Christopher Paolini

51q1pmwddwl-_sx344_bo1204203200_Si vous n’avez jamais lu Eragon, j’espère de tout cœur que vous ne vous êtes pas arrêté au film. Ce dernier ne rend pas du tout justice à cette grande œuvre d’aventure, de courage, d’action, de dragons, de grands espaces, de combat, de découverte… Notre héros découvre par hasard un œuf de dragon. De fil en aiguille, il devient le dragonnier de Saphira et apprend son nouveau rôle auprès du vieux Brom. Mais les dragonniers, il n’en restait plus et le tyran Galbatorix est sur ses traces ! Difficile de résumer l’oeuvre en deux mots, mais globalement c’est son point de départ. Je trouve personnellement les tomes un peu gros et riches… mais j’imagine que les passionnés du genre ne voient même pas les pages défiler.

3. Le Monde de Narnia de C. S. Lewis

510r5kj659l-_sx319_bo1204203200_Noël approche, c’est le moment de lire Narnia. Les films que vous connaissez peut-être ne représentent qu’une partie de cette grande saga jeunesse – il existe d’ailleurs un très bel intégrale ! Mais le noyau de l’histoire, ce sont ses frères et sœurs, catapultés dans l’univers de Narnia qui tombe petit à petit aux mains de la sorcière blanche. Nouvel univers, nouvelles créatures, un monde très enfantin où là aussi courage et aventures sont de mises. On a souvent reproché à Narnia son côté « bon sous tous rapports » (avec un auteur aux fortes valeurs chrétiennes apparemment) : cela a au moins pour avantage de mettre en avant de belles valeurs comme la fidélité, l’amitié, l’altruisme. Je vous conseillerai cependant de ne pas vouloir tout vous enquiller d’un coup car l’intensité des différentes histoires est inégales et il se peut que vous décrochiez – comme ça a été mon cas.

4. A la croisée des mondes de Philip Pullman

71a7gfn5vdlSaga incontournable elle aussi, qui figure dans ma PAL depuis très très longtemps – là aussi, l’intégrale est vraiment un bel objet. Je ne l’ai pas lu – pas encore ! – mais de ce que j’ai pu zieuter un peu partout, on apprécie dans cette œuvre son rythme, ses personnages forts, son univers (au départ pas si éloigné du nôtre) et ses créatures originales. Dans le premier tome, on suit la jeune Lyra qui part dans le Grand Nord pour tenter de retrouver son ami Roger. Là-bas, elle fera des découvertes sur son destin et arrivera aux limites d’un autre monde.

5. Le seigneur des Anneaux de J. R. R. Tolkien

5142bap2bsz2bl-_sx349_bo1204203200_Même si plus ardue, plutôt lue par des adolescents et jeunes adultes, je ne pouvais pas ne pas inclure cette saga. A ma grande surprise – je trouve personnellement cette saga indigeste – elle a un certain succès même chez les plus jeunes, sûrement un contre-coup des films qu’ils ont tous vus. Très sincèrement, j’invite plutôt les enfants dont je m’occupe à lire Bilbo le Hobbit – qui, pour le coup, a vraiment été écrit à destination des enfants – avant de sauter dans le bain du Seigneur des Anneaux mais s’ils sont passionnés de fantasy, ils finissent tous par craquer. Euh… faut-il vraiment que je résume cette exaltante et dangereuse épopée de notre jeune hobbit Frodon qui doit par tous les moyens détruire l’anneau pour combattre Soron ?

6. La Guerre des Clans d’Erin Hunter

retour-a-l-etat-sauvageUne saga qui envahit ma cours de récré : tous les jours, un nouvel enfant vient me montrer son nouveau tome de La Guerre des Clans, à tel point que je vais finir par m’y mettre à cette saga qui comporte des dizaines de tomes, plusieurs cycles et des hors-séries… Il faut dire que l’histoire est taillée pour les enfants : Rusty, un chat tout ce qu’il y a de plus normal, découvre qu’ils existent des clans de chats, certains étant ennemis de longue date. De fil en aiguille, il va lui-même rejoindre l’un de ces clans et devenir un valeureux guerrier. Je suis très séduite du choix de l’auteur pour les chats : pas mal de courage et de brio, bravo ! Apparemment, même si cette série semble redondante parfois, l’univers est si riche et étendue qu’on ne s’ennuie pas. Une histoire surprenante et rafraîchissante !

7. L’Epouvanteur de Joseph Delaney

51lmkd4dkjl-_sx335_bo1204203200_Ah… mon vrai coup de cœur ! Cette saga frissonnante nous emmène suivre l’aventure de Thomas Ward, apprenti épouvanteur, qui va devoir, en plus d’apprendre son métier, combattre sorcière et fantôme, faire face aux secrets de sa famille et à mille dangers dans une saga d’une dizaine de tomes. La taille de chaque livre est idéal pour la jeunesse mais attention ! Ça fait peur, très peur même et c’est réservé aux lecteurs avertis et aguerris, sinon attention aux cauchemars la nuit ! L’histoire fait renaître la tension et la peur à chaque tome. Rien à dire : un petit bijou !

8. La Quête d’Ewilan de Pierre Bottero

QUETE D_EWILAN T01[BD].indd.pdfJe ne connais pas du tout cette trilogie mais vu les petites recherches que j’ai du faire pour cet article, je me dis qu’il faudrait vite que je résolve ce problème. J’ai lu énormément de critiques positives sur cette saga qu’on ne peut pas lâcher ! Camille, une ado, découvre un jour un monde parallèle où on semble la connaître sous le nom d’Ewilan. Elle possède un pouvoir, celui du Dessin, et réalise qu’elle peut aider tout un peuple à retrouver sa liberté. La trame habituelle du destin à accomplir mais ça fonctionne bien : beaucoup d’action, un monde complet, des personnages attachants. La Quête d’Ewilan charme toujours ses lecteurs !

9. Tara Duncan de Sophie Audouin-Mamikonian

les-sortceliersUne saga française ! Cette décalogie met en scène une jeune « sortcelière » au pouvoir extraordinaire et qui la dépasse parfois un peu. Dans le premier tome, notre héroïne part à la recherche de sa mère, affrontant au passage plusieurs créatures et un complot la visant. Autant vous dire qu’on n’a pas le temps de souffler dans cette saga, elle va à mille à l’heure avec une imagination débordante. J’ai eu l’occasion de lire que la qualité se dégradait un peu de tome en tome, mais ça reste tout de même une incontournable des sagas jeunesse.

10. Gardiens des cités perdues de Shannon Messenger

51kuevvzyhl-_sx303_bo1204203200_Petite dernière des sagas jeunesse puisque les grands formats sont sortis il y a seulement 4 ans. J’avais même entendu dire à l’époque que cette série allait être aussi forte que nos chers Harry Potter ! On fait la connaissance de Sophie, une jeune fille qui ne se  sent pas comme les autres : elle possède une mémoire photographique mais surtout elle peut percevoir les pensées des autres ! On lui apprend un jour qu’elle ne fait pas partie du monde des humains : elle doit tout quitter et partir dans un autre univers. Ralala, c’est fou comme on se renouvelle pas vraiment en saga jeunesse niveau concept de base… Mais ça fonctionne ! Le premier tome a été un coup de cœur pour beaucoup de lecteurs : ils ont trouvé l’héroïne touchante, le cadre féérique. D’autres, par contre, trouvent parfois le rythme un peu lent. A vous de voir donc, mais je testerais bien cette nouvelle saga qui fait beaucoup parler d’elle !

Mais aussi (avec pas mal de young adult) : Les Chevaliers d’Émeraude d’Anne Robillard, La Passe-Miroir de Christelle Dabos, Artemis Fowl d’Eoin Colfer, La Trilogie des Gemmes de Kerstin Gier, Percy Jackson de Rick Riordan, Miss Peregrine et les Enfants particuliers de Ramson Riggs, Twilight de Stephenie Meyer, A comme Association de Pierre Bottero et Erik L’Homme, Oksa Pollock d’Anne Plichota et Cendrine Wolf… Promis, ils auront droit à un article eux aussi.

Sauveur & Fils (saison 1), de Marie-Aude Murail

Vous auriez vu ma tête au moment où j’allais rencontrer une des idoles, mon auteure préférée, celle grâce à qui je suis devenue une mordue de livre… Une vraie gamine dans cette file d’attente pour les dédicaces de Marie-Aude Murail.

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La première fois que je l’ai rencontrée, j’étais en sixième et je m’en souviens très très bien. Le petit CDI de mon minuscule collège avec les chaises rouges… On avait tous lu Amour, vampire et Loup-garou mais ce qui nous intéressait le plus, c’était de discuter du métier d’écrivain plus que de ce roman à proprement parler. J’étais hypnotisée alors qu’elle nous racontait les raisons de cette vocation. Et j’ai été définitivement conquise quand elle nous fit le plaisir de nous lire en avant-première le premier jet de ce qui deviendra Simple.

Il a fallu plusieurs années pour qu’un nouveau projet de notre chère Marie-Aude Murail me refasse autant frémir. Il a fallu attendre Sauveur & Fils. J’ai mieux découvert cette série lors du Salon du Livre de Paris 2018, là où justement j’attendais fébrilement cette dédicace. Je l’ai lu dans la foulée.

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Malheureusement, ma lecture remonte à… longtemps. Je n’ai pas eu le courage d’écrire beaucoup cette année, mon blog en a souffert. Mais je vais essayer de faire de mon mieux pour vous retranscrire mon opinion sur ce roman, même des mois après la lecture.

Sauveur Saint-Yves est un psychologue. Il reçoit dans son cabinet des enfants pour des raisons très diverses. Gabin qui joue toute la nuit aux jeux vidéos, Margaux qui se taillade, etc. Avec un nom comme le sien, il ne peut pas faire autrement que d’essayer de tous les sauver bien sûr ! Il se dévoue corps et âme à son travail, à tel point qu’il délaisse son propre fils de huit ans : Lazare. Lazare qui se demande bien pourquoi son papa ne lui parle jamais de sa maman.

J’ai adoré Sauveur, c’est un personnage… sympathique ! Chacun de ses patients m’ont touché à leur façon, et l’on n’est jamais insensibles à leur situation, on souhaite les aider. Il faut dire que Marie-Aude Murail est une championne pour ce genre d’écriture : des éléments tristes et réalistes, mais sans mélo inutile. Elle a une écriture humaine. Depuis le temps, le talent de cette auteure n’est plus à remettre en question…

J’ai été moins charmée par l’intrigue avec son fils et cette maman qui n’est pas là, mais je comprends qu’un fil rouge est nécessaire puisque ce roman n’est que la saison 1, il y a des suites ! Je m’identifie plus aux familles et aux ados que Sauveur reçoit plutôt qu’à l’enfant en quête d’une mère et d’attention, mais c’est tout personnel.

Ah, et il y a des hamsters dans ce roman, donc ça vaut forcément le coup.

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Marie-Aude Murail, Sauveur & Fils (saison 1), aux éditions L’école des loisirs, 17€.

Miss Dumplin, de Julie Murphy

Haut les cœurs ! Premier roman lu depuis ma panne de lecture ! C’est une grande première et c’est super chouette ! Pour recommencer à lire des heures et des heures, j’ai choisi un roman young adult dont j’avais beaucoup entendu parler au moment de sa sortie : Miss Dumplin de Julie Murphy.

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Je savais déjà que j’allais lire l’histoire d’une adolescente, en surpoids, qui apprenait à prendre confiance en elle dans un bled des États-Unis. La quatrième de couverture m’a apprise qu’elle s’appelait Willowdean – Will pour les intimes –, qu’elle est amoureuse de Bo et qu’elle va s’inscrire à un concours de beauté. En lisant, j’ai appris que c’est la mère même de Willowdean, une ex-miss, qui organise ce célèbre concours, ce qui rend les choses plus ardues.

Mais sur le chemin de la confiance en soi, Willowdean va se poser de nombreuses questions : pourquoi une telle distance se creuse avec sa meilleure amie ? Pourquoi redoute-elle tant qu’un garçon pose ses mains sur ses courbes ?

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L’histoire est intéressante, sans compter que l’écriture – bien qu’un peu lente – fait tout à fait l’affaire. Les pages défilent vite grâce à la plume légère et fluide de l’auteure. Malheureusement je n’ai pas été emballée du tout. Déjà j’ai du attendre 160 pages avant que l’idée même de participer au concours de beauté surgissent dans l’histoire, alors que j’étais super impatiente. Au lieu de ça, le véritable cœur de l’histoire, c’est les sentiments pour Bo, ainsi que l’amitié avec Ellen. Bon, ce n’est pas inintéressant, mais on y passe vraiment beaucoup de temps : quant on m’a vanté ce roman, c’était pour cette ode à la liberté d’être qui on veut, qu’importe son poids. Finalement, il ne s’agit que d’un énième livre young adult qui parle de soucis typiquement adolescents. Ce n’est pas un mal en soi, bien sûr ! C’est juste que je ne m’y attendais pas du tout, et j’ai été déçue.

De plus, je n’ai pas vraiment aimé le personnage principal. Will n’est pas si attachante, elle se plaint beaucoup et est inconstante. Clairement, c’est une adolescente qui se cherche, et qui a besoin de prendre du recul. J’ai trouvé peu réaliste son amitié avec Ellen et cette relation m’a ennuyée. Bien sûr, c’est très personnel tout ça. Je pense plus simplement que ce roman ne me convenait pas. On me l’avait sur-vendu, ça m’a fait trouvé cette histoire très longue et un peu insipide. Même la fin et le concours en soi étaient décevants à mes yeux.

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Je suis très curieuse de voir l’avis de ceux qui ont découvert ce livre après tout le brouhaha de sa sortie : avez-vous été comme moi un peu déçu ? Ou au contraire cela a-t-il répondu à vos attentes ?

Julie Murphy, Miss Dumplin, aux éditions Michel Lafon, 15€95.

Monumental, records et merveilles de l’architecture, de Sarah Tavernier et Alexandre Verhille

Au hasard des rayonnages de ma médiathèque, mon œil a été attiré par un très grand livre à l’espace jeunesse. Il s’agit de Monumental, records et merveilles de l’architecture de Sarah Tavernier et AlexandreVerhille.

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Ce magnifique ouvrage est un atlas qui parcoure cinq continents et 80 pays. Les dessins sont très colorés et soignés, la maquette et l’édition sont vraiment superbes. Au fil des pages, les auteurs nous invitent à découvrir de très nombreux monuments, incroyables par leur construction (des prouesses techniques), leur beauté, leur fonction…

Évidemment, on retrouve des incontournables comme les pyramides de Gizeh, la tour Eiffel ou celle de Pise, la Statut de la Liberté, on retrouve les plus grands buildings du monde, etc. Ces édifices ont tous été bâtis par la main de l’homme et c’est fou de voir toutes ces constructions, tous ces records techniques. Au-delà des monuments les plus célèbres, j’ai vraiment énormément apprécié de découvrir des édifices provenant de tous les pays, de tous les continents et de toutes les époques. Les édifices religieux (toutes religions confondues d’ailleurs) puis les monuments politiques sont les plus nombreux bien sûr mais on retrouve également des hôtels, des bibliothèques et même une école maternelle ! A chaque monument correspond une petite vignette avec les éléments les plus importants à savoir : la localisation, la date de construction, les architectes, la taille…

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A picorer ou à lire scrupuleusement, cet atlas saura vraiment ravir vos yeux et votre curiosité, c’est vraiment une petite merveille ! Je vais sans aucun doute le partager avec les enfants de mon école et j’ai hâte de voir leur réaction !

Sarah Tavernier et Alexandre Verhille, Monumental, Records et Merveilles de l’architecture, aux éditions Milan, 19€90.

Harry Potter et l’Ordre du Phénix, de J. K. Rowling

004373357Encore un mois de passé, on s’enfonce profondément dans le froid et le vent. Pour saluer l’automne et ses jolies couleurs, je me suis replongée dans la saga Harry Potter avec délice. Ce mois-ci, c’est le tour du tome 5 : Harry Potter et l’Ordre du Phénix.

Les choses commencent à être sérieuses. Harry Potter a vu Lord Voldemort revenir à la vie… Albus Dumbledore reforme immédiatement la résistance : l’Ordre du Phénix. Malheureusement, le ministère de la Magie, en la personne de Cornelius Fudge, refuse catégoriquement de croire en cette version. Vivre dans le déni est tellement plus facile… Paranoïaque, Fudge se sent même menacé par Dumbledore et décide de mettre directement son nez dans les affaires de Poudlard, l’école de magie dirigée par Dumbledore. Tout l’été, Harry et lui ont été décrits comme des hurluberlus qui racontaient des bêtises selon la fameuse Gazette du Sorcier. Heureusement que Harry a des amis sur qui compter et un parrain qui le soutient… surtout quand il a d’étranges visions sur Voldemort !

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Bien évidemment, je ne dis qu’une infime partie de l’intrigue – on ne sait jamais, si certains n’en sont pas encore arrivés là… Je ne vous ai pas parlé de la Société d’Aide à la Libération des Elfes, du voyage d’Hagrid et de ce qu’il a ramené, des créatures de la Forêt interdite, des Sombrals, des farces des jumeaux Weasley, de la Salle sur Demande et surtout de Dolores Ombrage. Qu’est-ce que j’aime ce personnage ! Et j’aime toutes les interactions qu’elle a avec les autres personnages. Cette envoyée du ministère, toujours habillée en rose et qui a le don d’énerver le lecteur en quelques lignes, est vraiment l’élément qui me plaît le plus dans cet opus, suivie de près par l’Association de Défense et l’Ordre du Phénix en soi. Comme Harry, je déteste être tenue à part de l’action, du vrai combat contre Voldemort. On a envie d’en savoir plus forcément ! Or les adultes le considère trop jeune. Malheureusement, c’est la seule chose qui me rapprochait de Harry dans ce tome. Je comprends bien que ces drôles de visions joue sur son humeur mais je l’ai trouvé tellement insupportable ! A aucun moment Harry n’a été mon personnage préféré, mais dans celui-ci, c’est pire ! J’ai envie de lui mettre une bonne claque pour lui rabattre son clapet.

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Et je dois dire que même la trame principale et les dernières péripéties sont loin de me ravir… je n’ai que peu d’intérêt pour ce qui est tant défendu et que Voldemort veut si fort (je n’en dis pas plus au cas où…). Vraiment. Je préfère de très loin les intrigues secondaires et la découverte du QG de l’Ordre du Phénix. Encore une fois, comme pour Harry Potter 4, on oscille entre des enjeux d’adultes et la fragilité de l’enfant. Cela me met mal à l’aise, je ne sais pas sur quel pied danser. C’est un ressenti très personnel et c’est aussi la preuve que J. K. Rowling maîtrise son sujet… Car cette ambivalence est normale. Vivre si jeune des événements si terribles, ça met mal à l’aise. Et je sais que certains lecteurs adorent les tomes 4 et/ou 5 justement pour cette raison. Toutefois, de mon côté, je préfère clairement les opus encore insouciants de la jeunesse et ceux beaucoup plus sombres qui viennent après.

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Harry Potter et l’Ordre du Phénix n’est clairement pas mon tome préféré mais je lui trouve un vrai charme. Encore une fois, j’ai vraiment adoré les intrigues secondaires. J. K. Rowling nous prouve que, décidément, elle sait très bien dessiner de nouveaux personnages (Ah, Ombrage… <3) J’ai à présent très hâte de lire le tome suivant.

J. K. Rowling, Harry Potter et l’Ordre du Phénix, traduit de l’anglais par Jean-François Ménard, aux éditions Gallimard Jeunesse, 29€50 (existe en format poche).

Harry Potter et la Coupe de Feu, de J. K. Rowling

On con004373354tinue ce petit rythme qui me va bien : un Harry Potter par mois. Aujourd’hui, je vais donc vous parler d’Harry Potter et la coupe de feu de J. K. Rowling. Ce tome est souvent un tournant dans vos vies de lecteurs, dans vos vies de Potterheads. Pour beaucoup, il s’agit de leur tome préféré (surtout chez les garçons, à ce que j’ai pu voir). Dans cet opus, Harry n’a pas le choix : il doit grandir. Les menaces étaient éphémères les années précédentes. Mais pour cette quatrième année à Poudlard, les choses vont prendre une envergure tout autre.

Après un interminable été chez les Dursley, Harry rejoint enfin les Weasley pour un programme beaucoup plus réjouissant : la coupe du monde de Quidditch ! Quel bonheur pour Harry comme pour le lecteur de plonger dans cet événement d’envergure 100 % sorcier ! C’est aussi l’occasion de rencontrer plusieurs nouveaux personnages qui auront toute leur importance par la suite – et qui confirment le talent indéniable de Rowling pour façonner des êtres de papier et nous immerger dans cet univers incroyable. Mais malheureusement, les choses ne se déroulent pas comme prévues et l’ombre de Voldemort plane déjà au-dessus de nos têtes.

C’est enfin l’heure de la rentrée scolaire à Poudlard, où Harry et ses amis apprennent une incroyable nouvelle : le Tournoi des Trois Sorciers revient de ses cendres, et il aura lieu ici ! Trois écoles vont s’affronter, chacune avec un champion que va devoir faire ses preuves lors de trois tâches. Des élèves de Beauxbâtons et Durmstrang seront donc accueillis à Poudlard toute l’année. Les choses se présentent bien donc… mais au lieu de trois, ce sera quatre champions qui seront élus, et vous vous doutez de qui est le quatrième !

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C’est le roman de l’action, du bouleversement, du dépassement de soi. Harry va apprendre qu’il ne peut plus se reposer sur ses acquis, sur ses simples aptitudes naturelles et son courage. La magie, ça s’apprend, ça se travaille, on n’a pas tous le même niveau en sorcellerie. J’aime assez ce tome, mais il vrai que ce n’est pas mon préféré. Je préfère la suite, plus sombre, et il faut dire que de voir encore Voldemort… Après tout ce qu’on a déjà vécu, il devrait être loi ! ça m’a lassé. Heureusement, on comprendra plus tard le pourquoi du comment et alors ce quatrième livre reprend un peu de valeur.

Je trouve assez laborieux le Tournoi des Trois Sorciers, mais après relecture, je pense que c’est surtout le film qui m’a laissé cette impression. Car dans le roman, les choses sont assez bien menées : on ne s’éternise pas avec des tâches à rallonge, on va à l’essentiel, mais l’auteur prend quand même le temps de développer des intrigues secondaires qui font tout le sel de cette histoire selon moi. En effet, ce que j’apprécie le plus dans Harry Potter et la Coupe de Feu, c’est tout ce qu’il y a autour de l’intrigue principale : la défense des elfes par Hermione, l’amour de Krum, la salle de bain des préfets, la finale de Quidditch, la Pensine et ce qu’elle nous révèle, le travail de Percy au Ministère. Et surtout, que de personnages secondaires incroyables ! Madame Maxime, Rita Skeeter, Ludo Verpey, Winky, Krum, Cédric, Maugrey, Charlie…

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Ce tome est indispensable pour mettre en place la suite des événements. Il débute une nouvelle phase, plus adulte, pour notre héros. Il faut dire qu’une des dernières scènes est assez terrible et poignante… on sent qu’on entre dans la cour des grands. Mais, même si j’apprécie toujours autant la magie de cet univers, j’ai du mal avec cet entre-deux que le livre tente d’adopter. Le grand écart entre l’aspect ludique et coloré (les farces et attrapes des jumeaux Weasley, l’ambiance festive du tournoi ou du match de Quidditch) et l’autre face, beaucoup plus sombre et glauque. C’était nécessaire, je peux comprendre. C’était violent et fracassant, et j’en conçois l’intérêt. Mais cela a donné pour moi un sentiment de malaise que je n’ai pas vraiment apprécié.

Et vous ? Que pensez-vous de ce tome ?

J. K. Rowling, Harry Potter et la Coupe de Feu, traduit de l’anglais par Jean-François Ménard, aux éditions Gallimard Jeunesse, 27€50.

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