NaNoWriMo 2018 : lassitude des derniers jours

J’aime toujours autant le NaNoWriMo et chaque année je prends beaucoup de plaisir à m’y remettre, même si je ne sais jamais ce que je vais écrire, pour moi c’est l’inconnu total.

Un grand miracle a eu lieu cette année : le NaNoWriMo m’a redonné le goût des mots. Je me suis remise à lire, à écrire, mes blogs ont vécu une vraie résurrection. Pour que cela ait lieu, je ne me suis pas vraiment donné de limites et j’ai écrit tout ce qui me faisait plaisir. Par exemple, j’ai mis au point une histoire de Noël que je vais offrir sous la forme d’un calendrier de l’Avent aux enfants de mon école en décembre. J’ai écrit des articles sur des sujets que je ne pensais pas traiter un jour, j’ai ouvert mon champs des possibles. J’ai inventé quelques histoires enfantines, tracé des décors de vieux manoirs hantés… Bref, en terme de contenus, ce NaNoWriMo, c’était vraiment du grand n’importe quoi.

Oui, j’ai carrément triché sur le fond puisque je n’ai pas écrit de roman pour ce National Novel Writing Month, mais sur la forme, je n’ai vraiment compté que les mots écrits en novembre, mettant mon compteur scrupuleusement à jour pendant tous les mois.

Ma tactique était de vraiment respecter le minimum quotidien de 1667 mots par jour. Je sais d’expérience que ça fonctionne assez bien avec moi. Et c’est en effet le cas pour cette édition.

Mais contrairement aux années précédents, je ressens une vraie lassitude en cette fin de NaNoWriMo. J’ai tellement repris goût aux mots et à la lecture pendant ce mois de novembre que je souhaite lire lire lire. À côté de ça, j’ai beaucoup de travail comme tout le monde, énormément de choses à faire chez moi (que je dois faire, ce ne sont pas des excuses!), et je tiens vraiment à ne pas relâcher mes efforts côté sport. Le NaNoWriMo représente donc un sacrifice : au lieu de me reposer quand je suis crevée, je dois écrire. J’ai beaucoup réduit ma vie sociale pour écrire. J’ai même du renoncer à des write-ins car le trajet était un peu trop long et que je devais garder chaque minute de libre pour écrire… c’est un comble !

nano_2018_-_poster_sized_for_store_408aea95-a40d-4c34-9ab7-f42a0f60317b_1024x1024

J’ai toujours trouvé des sujets sur quoi écrire, passant de l’un à l’autre pour ne pas avoir de blocages. Même si parfois je tapais sur mon clavier à un rythme d’escargot, j’ai rarement eu le souci de la page blanche ce mois-ci. J’écris à un bon rythme, et par session de dix à vingt minutes, je réussis finalement chaque jour à écrire mon quota de mots. Il est possible que je fasse une pause dans l’écriture quotidienne après ce NaNo mais j’écrirais toujours, et avec plus de plaisir car ce ne sera plus une contrainte.

shutterstock_361891688-900x506

C’est étrange, cette lassitude. Je ne l’avais jamais éprouvée auparavant dans le cadre du NaNoWriMo, jamais à ce point. Je ne vois même plus vraiment mon compteur de mots qui arrive au 50 000 doucement mais sûrement. Je crois que je m’en fiche un peu : je sais que j’en suis capable, que je vais y arriver sans problème. C’est peut-être ça qui cloche : le manque de défi. Cette année, mon objectif premier était de reprendre goût à l’écriture pendant ce NaNo tout simplement. Et c’est arrivé très vite. Je pense que pour l’an prochain, je dois commencer ce mois de novembre avec but plus grand, créer du challenge. Peut-être finir ce fameux roman sur Victor Hugo ou une nouvelle histoire.

Hâte de finir ce NaNoWriMo 2018 !

NaNoWriMo 2018 (encore)

nano-2018-writer-badgeC’est un peu plus facile que ce que je pensais. Je souffle. Je sais que je suis capable d’arriver au bout du NaNoWriMo, et ça fait quatre ans que je n’en fais plus une montagne, je pars à l’aventure à chaque fois sans vraiment réfléchir. Et sans être angoissée pour autant, je dois avouer que j’étais un peu stressée le 31 octobre dernier lors de la kick-off. Je ne savais sincèrement pas sur quoi j’allais écrire. Histoire de noter un truc sur mon profil, j’ai évoqué l’idée de reprendre une inspiration qui avait germé au NaNoWriMo dernier. Mais mon vrai défi pour cette année ne serait pas de trouver une histoire. Non, je suis revenue à la peur que j’ai eu à mon premier NaNo : écrire tout simplement.

Ça a été sacrément compliqué l’année passée d’écrire, pour ne pas dire quasi-impossible. La panne sèche, plus d’encre au stylo. J’ai bien participé à un atelier d’écriture cet été – c’était offert. Mais je dois avouer que ça n’a pas donné grand-chose… C’était compliqué, j’avais l’impression de ne rien écrire de bon et surtout je n’y prenais pas vraiment plaisir. Heureusement que je passais tout mon temps avec des copains de plume que je connais et apprécie depuis longtemps : grâce à ça, l’expérience n’avait pas été si désagréable et malgré mes déboires, j’ai réussi à écrire un texte dont j’étais assez contente.

Autant vous dire que la pression était grande en ce début de NaNo. Je savais deux choses : qu’une fois encore, j’allais être une NaNoRebelle puissance 1 million, et que je n’allais pas écrire une grande histoire. J’ai bien cherché, pour me dépanner comme je le faisais l’année dernière, des writing prompts, des idées de départ pour écrire de la fiction. Au lieu de ça, j’ai moi-même créé des phrases-intrigues… Aujourd’hui, je le sais : je finirai ce NaNo mais ça va être du grand n’importe quoi. Je veux profiter de cette occasion pour faire ce que j’ai vraiment envie avec l’écriture : et clairement, en ce moment, il ne s’agit pas d’écrire des histoires. Je veux tester plein de petites choses, écrire plein de listes de tout et n’importe quoi, et surtout je veux redonner vie à mes blogs (oui, parce que j’en ai un deuxième pour parler de tout et de rien ici). C’est surtout ce dernier point qui me tient à cœur. Et quand je vois la liste préalable des articles que j’aimerais rédiger, liste ne cessant de se rallonger de jour en jour, je me dis que j’ai visé juste.

vamers-fyi-utilities-gadgetology-software-here-are-6-apps-to-help-you-reach-the-end-of-nanowrimo-banner-01

Alors oui, tout à fait, c’est carrément de la triche, et pourtant, Dieu sait que j’étais consciencieuse et chipoteuse en ce qui concernait les règles du NaNo au départ. Mais cette année, à mes yeux, l’enjeu est énorme : écrire de nouveau, me reconnecter à cette part de moi-même qui m’a tant manquée. Dans la même lancée, je me suis d’ailleurs remise à lire, et ça fait du bien !

Le NaNoWriMo est vraiment un événement extraordinaire, chaque année je suis émue de sa magie. Il débloque notre imaginaire, nous pousse dans nos retranchements, crée de fabuleuses rencontres. C’est un instant à part que l’on s’octroie dans nos vies de folie pour juste réaliser notre rêve, vivre notre passion : l’écriture. C’est le moment idéal pour expérimenter de nouvelles choses, se lancer des défis, sortir des sentiers battus ou finir de gros projets. Chaque année, je suis emballée et je redécouvre la force de cet événement. Je ne peux que vous encourager à vous lancer dans cette aventure : elle vous surprendra à coup sûr !

nano-2018-writer-twitter-header

NaNoWriMo 2018 (1)

Le NaNoWriMo commence. Il est minuit. Cela fait presque un an que je n’écris plus du tout. Que je ne lis plus tout d’ailleurs aussi. Une traversée du désert. Je n’avais plus besoin des mots durant cette année, j’ai découvert trop de nouvelles choses à expérimenter immédiatement sans attendre. J’ai vécu l’amour, je l’ai savouré, dévoré avec énormément de gourmandise. J’ai dépassé mes limites, couru des dizaines et des dizaines de kilomètres. J’ai passé des moments moins évidents également, mais je veux surtout retenir tout ce que j’ai appris sur moi-même.

Alors un NaNoWriMo ? Pourquoi ? Surtout maintenant, alors que l’écriture n’est plus du tout au coeur de ma vie ? J’y ai beaucoup réfléchi. Pour moi, il était évident de m’inscrire à cet événement de barges où on est censé écrire 50 000 mots en un mois. C’était évident aussi à mes yeux de proposer cette année encore d’accueillir la soirée de lancement. Alors pourquoi ce NaNo ? Et bien avant tout pour les gens. Moi qui pensais cette discipline solitaire, j’ai découvert que l’écriture pouvait être également une expérience communautaire, de rencontre et de partage. Le NaNo de l’année dernière est intervenu à un moment charnière de ma vie, et j’y ai forgé des amitiés aussi discrètes qu’importantes à mes yeux.

nanowrimo

Le NaNoWriMo, c’est aussi une parenthèse hors du temps. Comme à l’édition précédente comme à celle-ci, je ne me fais pas trop d’illusions sur le contenu de mon roman : ça ne va pas être fameux ! Mais je vais écrire, m’évader, tester des choses, m’enfermer dans ma bulle, me donner des objectifs… Je sais que je suis capable de les faire – je n’en suis pas à ma première fois, jamais je n’ai échoué.

Et, on ne sait jamais, je vais peut-être renouer avec l’écriture. Déjà, je sens mes doigts frétiller de bonheur ! Déjà, j’ai envie de reposter sur mon blog, mes blogs, des trucs et des bidules.