Idées en vrac pour petites nouvelles ou grandes histoires

C’est le NaNoWriMo, c’est l’automne, le moment idéal pour se mettre ou se remettre à écrire. Mais parfois, on ne sait pas quoi écrire, alors que l’envie est là. Syndrome de la page blanche, panne d’inspiration, blocage… ? Mon remède miracle, c’est d’arrêter de me prendre la tête et de vouloir écrire le roman du siècle. Mais plutôt me tourner vers des formats courts – contes, histoires pour enfants, nouvelles… Pour cela, j’ai une boîte à idée dans laquelle je pioche. Des débuts d’intrigues qui me parlent, des éléments de décor qui débouchent sur une histoire. Juste une phrase : parfois elle m’inspire et je la continue, ou alors elle m’évoque carrément autre chose et je me laisse porter. Si rien ne se passe, j’en lis une autre. Voici donc quelques idées (enfin 150 quand même !) pour vous dépanner, en espérant que cela puisse vous servir.

c389crire-un-article

  1. Son collant vient de se filer.

  2. En promenade en pleine forêt, son chien vient de filer et ne revient plus quand il l’appelle.

  3. Son portable sonne mais aucun numéro ne s’affiche.

  4. Entre les pages du livre, il découvre une photo.

  5. Quelque chose remue dans le pot de fleur.

  6. Son meilleur ami dévoile ses secrets les plus intimes lors d’une soirée très alcooliséé.

  7. Son conjoint est au bord du vide, prêt à se jeter de leur balcon.

  8. Il joue au talkie-walkie avec son meilleur ami, lui dans la maison et son copain dans la cabane, mais plus personne ne lui répond…

  9. Elle se rassoit à son bureau après la pause déjeuner. Un post-it l’y attend, l’informant que son patron veut la voir.

  10. Une erreur du facteur : il reçoit une carte postale du bout du monde.

  11. Du jour au lendemain, il n’apparaît plus sur les photos, il ne voit plus son reflet dans les miroirs.

  12. Mais qui est cet homme qui fouille dans mes poubelles ?

  13. Il l’aperçoit, qui croque discrètement son portrait dans le métro, va-t-il lui parler ?

  14. Un car arrêté en pleine nuit dans un embouteillage causé par un accident.

  15. Mais où est passée ma deuxième chaussure ?

  16. Il entend un grand fracas provenant de la chambre de son enfant.

  17. Soirée jeux vidéos en réseaux. Mais internet a décidé de planter.

  18. L’alarme incendie se déclenche au collège.

  19. Le vent emporte les chaises de jardins.

  20. Il déménage au Sri Lanka.

  21. Il tombe amoureux de son prof d’anglais.

  22. Il rentre à la fac, à plus de soixante ans.

  23. On lui annonce qu’il est à moitié fée.

  24. Du jour au lendemain, il ne sait plus compter ni lire.

  25. Une nouvelle invention permet de décoder instantanément les pensées des gens.

  26. Sa bouteille d’eau mal rebouchée s’est déversée dans son sac.

  27. De peu, elle a échappé à un éclair.

  28. En se retournant dans son lit, il s’immobilise : il y a quelqu’un d’autre avec lui.

  29. En mettant le linge à sécher, une pince à linge s’éjecte malencontreusement dans les airs et le frappe en plein œil.

  30. Son enfant fait un caprice et lui fiche la honte au supermarché.

  31. Hector le labrador a appuyé sur le système de fermeture de la voiture alors que les clés sont à l’intérieur !

  32. Au fond de son jardin, dessous des buissons, il découvre dans une sorte de nid de drôles de créatures.

  33. Il a acheté un DVD d’occasion mais à la place du film, c’est un enregistrement amateur.

  34. Son voisin du dessous l’engueule car l’eau d’arrosage des plantes vertes a ruisselé sur son linge en train de sécher au grand air.

  35. L’heure est grave, il y a une rupture mondiale de café (ou de chocolat).

  36. Une épidémie de rage a lieu.

  37. Sans s’en rendre compte, il passe la journée avec un bout de salade coincé entre les dents.

  38. Sa mère a fait rétrécir au lavage son pull en cachemire préféré.

  39. Sa fille de 6 ans le surprend en train de jeter à la poubelle le dessin qu’elle venait de lui faire.

  40. Il a avalé une mouche.

  41. On découvre un zèbre sans rayure.

  42. Un de moteurs de son avion vient de prendre feu.

  43. Sa femme apprend la mort de son frère.

  44. Il découvre lors d’une soirée jeux de société que son meilleur ami est vraiment mauvais perdant.

  45. On l’aborde dans un bar.

  46. Il reçoit en cadeau d’anniversaire une baguette magique.

  47. 4h00 du matin, un tremblement de terre le réveille.

  48. Il oublie son sac dans le bus.

  49. Elle lui apprend qu’elle est enceinte – ce n’était pas prévu.

  50. Et si elle se lançait elle aussi dans la course aux élections ?

  51. En visite chez un ami, il se retient de reclasser tous ses livres par ordre d’auteurs et de nettoyer les vitres.

  52. Il y a un bébé crocodile dans les toilettes.

  53. De chez elle, elle peut voir la fenêtre de la salle de sport.

  54. Il reçoit une facture exorbitante pour quelque chose qu’il n’a pas acheté.

  55. Quand la voiture décide de tomber en panne à deux pas de chez mon ex.

  56. Combat entre dieux celtiques.

  57. En se lavant les mains, il perd son alliance un tout petit peu trop grande dans le siphon de l’évier.

  58. Il vient de rater sa correspondance.

  59. En se levant ce matin, il découvre sa maison taguée.

  60. Le chauffage et l’électricité sont en panne, il fait un froid glacial dehors.

  61. Elle décide d’accueillir la sans-abri chez elle le temps d’une nuit.

  62. On lui lance le défi d’arrêter de fumer.

  63. Il reste enfermé malgré lui dans le musée.

  64. Alors qu’ils s’étaient disputés, il finit par la demander en mariage.

  65. Comment avouer à sa femme qu’il a roulé sur le chat ?

  66. Le bonhomme de neige a changé de place durant la nuit.

  67. Le fil d’Ariane a été rompu par le Minotaure, que va devenir Thésée ?

  68. Il tond les pelouses du quartier pour se faire un peu d’argent.

  69. Grande surprise ! Elle vient de remporter la tombola !

  70. On lui offre un livre de recettes de barbecue – il est végétarien.

  71. Elle découvre qu’elle a un cancer.

  72. Quelqu’un lui a volé son identité.

  73. Un dragon se cache dans le grenier.

  74. Le chien jappe toute la journée.

  75. On lui a encore demandé de rester un peu plus tard au travail.

  76. Perdu en pleine montagne, il découvre qu’il n’a plus de batterie sur son portable.

  77. Homme préhistorique contre mammouth.

  78. Il se rappelle qu’il ne sait pas nager.

  79. Elle sent un parfum inconnu sur les oreillers du lit.

  80. Elle surprend sa meilleure amie en bonne compagnie dans les toilettes du lycée.

  81. On vient de l’humilier à la radio.

  82. Il a mis un peu d’eau dans son vin – au sens propre.

  83. Il met en vente la pilule contraceptive pour homme.

  84. J’accompagne le voyage scolaire de ma fille.

  85. J’écris à toutes les personnes dont j’ai été amoureuse dans le passé.

  86. Je me rends compte que j’ai un chewing-gum collé à mon jean.

  87. Il revoit son père pour la première fois depuis sa tendre enfance.

  88. Et si la couleur bleue n’existait pas ?

  89. Il découvre que le miroir de sa chambre est en fait un miroir sans teint.

  90. Il perd la clé USB où il va stocker sa thèse.

  91. Le médecin ne la croit pas quand il explique ses symptômes.

  92. Dans son monde, on peut respirer sous l’eau.

  93. En train de dîner au restaurant, j’apprend que ma maison est en feu.

  94. Il y a un monstre dans le placard.

  95. Elle retrouve dans son manteau qu’elle n’a pas enfilé depuis des mois un drôle de papier.

  96. Le portable de sa copine n’arrête pas de biper alors qu’elle est sous la douche.

  97. Elle est adulte et découvre qu’elle a attrapé des poux.

  98. En colonie de vacances, un enfant a disparu.

  99. Il découvre qu’un auteur de BD porte le même nom que lui.

  100. Un drôle de livre vient d’apparaître dans sa bibliothèque.

  101. Il décide de changer de prénom.

  102. Quelqu’un perd conscience en pleine rue.

  103. Il y a des traces de sang sur la porte d’entrée.

  104. Le serveur fait tomber le café brûlant sur un client.

  105. Un ours rôde dans le jardin.

  106. Il découvre qu’on lui a volé son téléphone lors d’une soirée chez lui.

  107. La carte bancaire ne fonctionne plus alors qu’ils font du shopping.

  108. Elle n’en peut vraiment plus de ses chaussures à talons mais la journée est loin d’être finie.

  109. Elle se retrouve par erreur dans le mauvais cours, dans la mauvaise salle de classe.

  110. Quand il se réveille, ce n’est pas dans son lit mais dans une grotte obscure et humide.

  111. Ce chevalier vient de tomber de cheval. Tout en armure, il est perdu dans les bois.

  112. Le lustre en cristal vient de tomber.

  113. On lui a piqué son linge à la laverie.

  114. Il n’ose pas dire à son beau-frère squatteur qu’il ne veut plus de lui à la maison.

  115. En quête de ses origines, il vient de découvrir que sa ville de naissance… n’existe pas.

  116. Il est coincé en Chine après avoir perdu son passeport.

  117. Il n’y a plus de couches pour le bébé !

  118. Ses vêtements sont tout d’un coup tous beaucoup trop petits.

  119. Cet enfant de maternelle vient d’avaler de la peinture.

  120. Il remporte la médaille olympique !

  121. Un jour, plus aucune fleur.

  122. Il se lève du canapé et découvre une grande flaque d’eau.

  123. Tout le monde est retranché chez soi à cause de la pollution.

  124. Ils tentent de s’enfuir de Corée du Nord.

  125. Ces pirates viennent de dérober un drôle de trésor.

  126. La jeune fille tombe sur un os étrange en jouant dans le jardin.

  127. Une drôle d’odeur de rose vient d’apparaître soudainement dans la pièce.

  128. L’eau a un sale goût.

  129. Il découvre que le dealer du coin est un de ces anciens élèves.

  130. Sa mission : mettre des micros discrètement chez elle. Mais ça ne va pas se passer comme prévu.

  131. Le fossoyeur vient de finir sa mission quand il entend tout d’un coup des bruits venant de la terre tout juste remise.

  132. Ses fenêtres explosent en mille morceaux.

  133. Mon dragon n’arrive plus à souffler du feu !

  134. C’est le champion du monde de cartes Pokemon.

  135. Retraité, 77 ans, recherche quelqu’un avec qui partager sa vie.

  136. Elle marche sur le lego avec une grimace.

  137. En claquant la porte rageusement, il y coince un pan de sa chemise.

  138. Son ordinateur vient de freezer alors qu’il gagnait une partie de poker en ligne.

  139. Il rate le cendrier car il ne faisait pas attention et pose son mégot brûlant sur le canapé.

  140. Par curiosité, il ouvre cet exemplaire de la Bible qu’il y a dans la table de chevet de sa chambre d’hôtel.

  141. Elle ne se souvient plus de la lettre « m ».

  142. Les enfants se tordent de douleur : ils ont trop mangé de bonbons.

  143. Le livreur de pizza vient toquer à sa porte.

  144. Elle vient, avec fébrilité, d’envoyer son scénario à plusieurs grosses boîtes de production.

  145. Les amoureux se retrouvent bloqués tout en haut de la grande roue.

  146. Il casse la fermeture éclair de la toile de tente alors qu’on annonce une nuit glaciale.

  147. Un laser game entre amis et une belle chute.

  148. Elle apprend à sa petite sœur à faire ses lacets.

  149. Ils travaillent dans une conserverie et n’en peuvent plus.

  150. La petite souris n’est pas passé.

Bonne écriture !

Publicités

Retour

Après des semaines et des semaines de silence, je peux enfin revenir sur mon blog sans pousser de soupirs désespérés. Je suis actuellement dans la plus grosse panne de lecture et d’écriture de ma vie et j’apprends peu à peu à en sortir. Depuis quelques jours, je relis. Des articles, des documentaires, des magazines, des petits livres. Mais je relis. Et rien que ça, c’est incroyable. Côté écriture, j’écris des lettres, je revois mes amis du NaNoWriMo.

Bref, ça avance. Il faut dire que reprendre l’habitude d’aller à la médiathèque et me dire que je vais au Salon du Livre de Paris cette année encore me motive assez. Cependant, il y a également une autre envie qui pointe le bout de son nez. Je ne suis pas encore prête à lire des gros pavés, ou tout simplement des romans. Les chroniques habituelles vont donc sûrement mettre du temps pour revenir, en attendant je posterais peut-être quelques billets sur des livres différents. Mais l’envie d’écrire pour un blog est bien présente. Et croyez-moi, depuis le temps que ce manque d’inspiration dure, ça fait du bien ce regain d’énergie. J’ai donc pour projet d’écrire un autre blog, sans abandonner celui-ci bien sûr. Ce nouveau site sera plus personnel, plus subjectif. J’y parlerai pèle-mêle de sorties, de loisirs, de cuisine, de mon mode de vie, de mes coups de cœur. Ce sera l’occasion pour moi d’évoquer ma chère Ville rose, la course à pied que je pratique presque quotidiennement maintenant, mon régime alimentaire qui évolue de plus en plus vers le  végétarisme, etc. J’ai envie de partager avec vous des recettes, des bonnes adresses toulousaines, quelques photos en vrac…

prairiedesfiltresbergestoulouse

Voilà, ça va se faire. Je ne sais pas encore quand et comment. Ce sera sur WordPress mais j’ignore encore comment ce blog se nommera – vos propositions sont les bienvenues. J’essaierai de poster un petit quelque chose ici dans les jours à venir. Ce nouveau projet me fait plaisir et ce petit renouveau, cette fraîcheur, ça fait du bien. J’espère que vous me suivrez dans cette aventure 😉 Les collaborations ponctuelles ou régulières pour ce nouveau blog sont plus qu’envisageables, n’hésitez pas à vous manifester.

Je n’ai pas eu l’occasion de le faire, alors je ne vous le dis que maintenant : je vous souhaite une excellente année 2018, même si on l’a bien entamée ! Prenez soin de vous, lisez, voyagez, découvrez, rêvez.

Journal de bord

nano-2017-participant-facebook-cover

14h30 : Joyeux Halloween ! On sort les ingrédients, les recettes, le four préchauffe. On cuisine pour…

20h30 – 22h00 : ding-dong. Pour commencer la soirée, je sursaute. Une dizaine de fois. Et mon chat bondit en se carapatant dans la chambre, la queue entre les jambes. Ils sont 16, déguisés ou pas, à venir dans mon petit salon – on a poussé les murs – pour la kick-off du NaNoWriMo. Comprenez : pour la première nuit d’écriture du National Novel Writing Month. On s’est tous inscrit sur le site officiel pour se lancer dans ce défi fou : écrire un roman de 50 000 mots pendant le mois de novembre. Et les Toulousains se sont donnés rendez-vous chez moi pour commencer ensemble cette formidable aventure. C’est la cinquième année que je me lance dans le NaNo, et la deuxième que j’accueille la kick-off. Et c’est un bonheur jamais démenti !

Nous croulons sous les boîtes de thé, et mille choses à grignoter. Mention spéciale pour la tarte à la citrouille et le guacamole géant. Lindsey Striling, bon vieux rock ou Two Steps from Hell pour nous accompagner.

22h30 : tout le monde est là et se trimballe avec son joli gobelet en plastique blanc sur lequel on a écrit le pseudo et le prénom – ça fait un souvenir. On se serre autour de la table basse. Chacun se présente avec plus ou moins de timidité. On s’interroge sur nos participations précédentes au NaNo, sur ce qu’on va écrire cette année. On rit beaucoup, on se découvre. « Tu écris du yaoi ? » « Non, j’en fais ! ». Les NaNoteurs sont un peuple paisible et agréable, ouvert d’esprit. Ce sont toutes de belles personnes.

dlkygstu8aanknf

On lance la traditionnel partie de StoryCubes… avec 45 dés ! Autant dire que l’histoire du mouton qui fait du théâtre et de la tortue Pascal qui débarque d’un missile aérospatiale ne manque pas de piment ! Éclats de rire retentissant, tout le monde se prête au jeu. Une fidèle NaNoteuse (coucou Momo!), venue m’aider depuis la veille, joue au scribe pour ne pas perdre une miette de ce récit épique.

23h15 : après la révélation finale – en fait, tout était le fruit d’un dessin d’enfant, désolée, je vous spoile –, on se met en place. Discussions à foison, dernière clope sur le balcon, raclement de chaises et bousculades. Chacun installe son PC, trouve une prise de libre, un bout de table et le mot de passe du WiFi.

nanowrimo-508x300

tumblr_m9010sxdqf1qdhag9o1_500Minuit : après un décompte qui nous fait frémir, silence religieux. Certains NaNoteurs carburent déjà, on ne voit que le mouvement flou de leurs doigts qui s’agitent au-dessus de leur clavier. D’autres finissent de préparer : dernière relecture, petit coup d’œil au plan. Moi, j’observe, je range, je discute sur le chat, je triture mes documents. Bref, je n’écris pas. Comme d’hab. A ma table, on est plutôt bavard. Le NaNo commence pour nous tranquillement.

1h00 : tout le monde lève les mains. On s’était mis d’accord pour se dire notre wordcount au bout d’une heure pile d’écriture. Résultats des courses : la plupart a fait quelques centaines de mots (moins de 500), des fous ont dépassé les 1000 et même les 2000 mots. Moi j’en suis à 9… Je décide de me remettre au travail : cette année, je fais une réécriture complète et profonde de mon deuxième NaNo. Je ne veux pas commencer de nouveaux projets avant d’avoir fini avec les précédents. Donc pas de nouveauté cette année, je fais ma NaNoRebelle… encore.

giphy1h30 : la frénésie est retombée. Certains regardent dans le vide, font des pauses, discutent, se lèvent pour dégourdir les jambes. Ma voisine en est à sa troisième tasse de café fort depuis minuit. Mon chat distrait tout le monde dès qu’il fait son apparition.

1h45 : ils ont les yeux qui piquent, ils bloquent, alors au dodo ! C’est l’heure des premiers départs pour ceux qui sont venus en voiture. Pour les autres, pas de répit ! Un café, et c’est reparti pour la nuit blanche. La fatigue commence à se faire sentir, mais je n’ai pas encore les idées brouillées. En fait, je n’ai pas d’excuses… autant écrire. Alors je continue, remplis et m’amuse avec ce journal de bord. J’avais tellement aimé la kick-off l’an dernier que je souhaite cette année en garder un souvenir.

2h00 : l’ambiance est studieuse, les discussions se font de plus en plus rares.

2h15 : voilà, je suis tombée dans le piège, je commence à traîner sur Twitter et le chat du NaNo…

2h48 : j’ai bu deux litres de Coca et je viens de tomber dans le paquet de Tagadas. Je retrouve un regain d’énergie et réattaque mon vrai NaNo sur fond de Nightwish.

2014-participant-twitter-header-2

3h20 : je me lance dans la rédaction d’un long mail. Logique.

3h30 : je me rends compte que 1667 mots (la moyenne quotidienne à atteindre), c’est vraiment beaucoup. La fatigue se fait sentir chez tout le monde : chacun cherche ses mots plus longtemps, sans parvenir toujours à les trouver.

4h10 : The Offspring me redonne de l’énergie.

4h40 : j’ai mis du rap énervé et je me fais un sandwich à la rosette. Mon wordcount du jour est bouclé !

5h14 : l’heure est grave, je viens de mettre du Kyary Pamyu Pamyu à la télé. Les NaNoteurs fatigués sont comme hyptonisés.

6h26 : c’est officiel, je renonce. Parmi les survivants de la kick-off, seule une continue réellement d’écrire. La fatigue a décimé plus de la moitié du groupe. Mais ce n’est pas grave ! On bavarde, on écoute de la musique…

13-quand-jen-suis-20-livrets-et-quil-men-reste-encore-8

7h00 : le salon se vide. J’en profite pour ranger un peu tant que j’ai le courage. Sur le chat, les matinaux croisent les NaNoteurs qui ont fait nuit blanche. Des « bon courage » s’échangent. Mon corps ne comprend pas ce que je lui fais faire ! Le soleil se lève. Et je suis tellement épuisée que je n’ai même plus sommeil.

8h00 : la kick-off toulousaine prend fin, officiellement. Il me reste encore des tonnes de bonbons et de sachets de thé. Je n’ai pas beaucoup écrit, comme à chaque kick-off. Mais je ne suis pas inquiète pour autant : tous les ans, j’arrive à finir mon NaNo, cette année ne sera donc pas différentes des autres.

Au cours de la journée : je souris bêtement en zonant sur le forum. Les NaNoteurs toulousains ont l’air content de leur soirée et je suis plus que ravie d’avoir accueilli l’événement. Je relis le texte qui a résulté de la partie géante de StoryCubes. Au détour d’un post, je découvre que notre ML (Municipal Liaison) a fait le pari complètement taré d’écrire les 50 000 mots en un jour… et a réussi. Je me laisse aller à penser que ce genre de défi me plairait bien et décide de profiter de ce NaNo pour faire des petits tests : voir combien de mots je peux écrire en une heure, ou si je peux tenir plusieurs heures d’affilée. De fil en aiguille, j’en déduis qu’il me faut une nouvelle idée de roman pour l’an prochain au lieu de me contenter des fins de projets et des réécritures de cette année. Et je me surprends finalement à tenter de trouver une nouvelle idée pour cette année, sans attendre l’édition 2018, au lieu de me mettre à écrire dès maintenant.

become-a-better-writer

Les ateliers d’écriture du Prix du Jeune Écrivain

Aujourd’hui, on ne va pas parler de lecture – enfin pas tout à fait. Dans le domaine de la littérature et du livre en France, je trouve qu’il y a quelque chose de formidable qui participe pleinement à cette forme d’exception française qu’on aime bien mettre en avant : nous vivons les livres. Nous vivons les mots, nous vivons la littérature. Les librairies et les bibliothèques sont plus qu’actives, faisant des rencontres et des débats à tour de bras. Les petits salons du livre comme les gros festivals sont légions sur notre territoire. Et je regarde tout cela avec un œil extrêmement bienveillant : je suis heureuse quand j’observe les recueils, les bouquins, les fascicules s’épanouirent dans les mains de lecteurs curieux et voraces plutôt que prendre la poussière, oubliés de tous. Et dans ce domaine-là, on oublie trop souvent de parler des associations. Cercles de lecteurs, ateliers d’écriture, prix littéraires, soutien à la langue… des milliers de personnes à travers le monde font vivre les mots dans le domaine associatif.

DSC_4066

Je tenais donc à vous parler du Prix du Jeune Ecrivain (ou PJE pour les intimes). Depuis plus de trente ans, cette association basée au Sud de Toulouse défend la création littéraire en langue française. A travers son Prix, elle invite tous les jeunes francophones du monde entier à écrire des histoires, des nouvelles. Cela fait cinq ans maintenant que je gravite autour de l’association, et l’émulation autour de l’écriture et de la littérature y est assez extraordinaire. Mais plus que le Prix, qui est déjà une grande aventure, j’ai plus d’affection pour les autres activités de l’association.

Pour faire rapidement : le PJE organise trois rencontres/événements ainsi qu’un festival (théâtre/musique…) de deux semaines chaque année dans sa ville, Muret. L’association est comité de lecture pour le Prix des Cinq Continents de la Francophonie (organisé par l’OIF) et pour le prix Claude Nougaro (organisé pour la région Occitanie). Mais surtout, ce qui est si cher à mon cœur : le Prix du Jeune Ecrivain organise chaque année des ateliers d’écriture. Pendant plusieurs jours, vous pouvez travailler autour d’un thème en petit groupe avec un auteur. Et c’est une expérience magique. Bien évidemment, vous progressez, vous mettez le doigt sur vos forces et vos faiblesses d’écrivain. Mais surtout, vous vivez des instants uniques de partage, de rencontre. Des gens venus de tous les horizons, de toute la France et de l’étranger se donnent rendez-vous près de Toulouse le temps d’une petite semaine pour écrire. C’est une parenthèse qui fait du bien : on prend du recul, on se coupe du reste du monde, on est entre nous, sans jugement et avec beaucoup d’amitié et de bienveillance…. Juste pour écrire. Pour l’avoir vécu, croyez-moi, c’est quelque chose.

DSC_0107

L’atelier d’écriture d’Alain Absire.

Je ne suis pas là pour vous vendre un produit. Je ne vais pas m’étaler sur les conditions agréables, sur la réputation des auteurs qui mènent les ateliers, sur l’expérience de l’association dans le domaine. Sachez juste qu’il y en a pour tous les goûts : des auteurs strictes et motivants, d’autres plus doux. Romans, poèmes, nouvelles, vous croiserez toutes sortes de littératures. Il reste encore quelques places pour cette année, en juillet 2017, au tout début des vacances scolaires. Si jamais vous hésitez, si jamais cela vous intrigue… n’hésitez pas à me laisser un petit message ou à contacter l’association.

DSC_4974

Jean-Claude Bologne conseille Pénélope sur son texte.

Pour ma part, j’aurai le grand plaisir cette année encore d’être dans les parages pour aider les bénévoles et je compte bien vivre cette expérience à fond. Pour un prix très raisonnable, je ne crois pas avoir encore croisé de tels ateliers. Et vous ? Avez-vous déjà eu l’occasion de vivre telle expérience ? Je veux tout savoir !

Comment j’ai écrit un roman sans m’en rendre compte, d’Annet Huizing

Il arrive parfois que je sois prise dans une frénésie de lecture et généralement dans ces cas-là, je lis des choses que je n’ai pas l’habitude de lire – comprenez : pas de littérature française ou classique. C’est assez naturellement que, dans cette période, je me dirige vers les romans jeunesse ou young adult, histoire d’avoir un truc agréable à croquer sous la dent rapidement. Voici comment est donc arrivé dans mes mains le livre d’Annet Huizing : Comment j’ai écrit un roman sans m’en rendre compte.

comment-j-ai-ecrit-un-roman-sans-m-en-rendre-compte

Katinka est une jeune fille qui vit seule avec son petit frère et son père. Une de ses meilleures amies est sa voisine Lidwine, une auteure qui la fascine. Avec son aide, elle va commencer à écrire des petites choses, sur sa vie et sa famille. Sur Dirkje qui vient d’entrer dans leur existence tout doucement. Sauf qu’écrire, ce n’est pas toujours facile. C’est tout un art et une technique qui demande de l’entraînement et de l’apprentissage. Chaque jour, Katinka se met devant son ordinateur et essaie de pondre un petit texte. Elle ne s’imaginait pas en se lançant dans cette aventure que cela remuerait autant de choses en elle. Imperceptiblement, elle a autant appris sur elle que sur l’écriture – et sur le jardinage aussi.

C’est une lecture très rapide. J’ai trouvé ce texte simple mais sensible et émouvant. On ne côtoie que peu de temps les personnages mais on s’attache très vite à eux, les trouvant sincères et terriblement humains. Ce sont là plus que de simples êtres de papiers. L’intrigue en soi n’est vraiment pas incroyable mais elle se laisse suivre avec plaisir tout de même. L’auteure a réussi à donner vie à sa narratrice : ce sont vraiment les mots d’une enfant, toutefois cela n’est pas un problème puisque la langue et le style sont tout de même assez bons.

Young people and education, woman studying for university test

J’ai peu de choses à rajouter sur ce roman. Il m’a changé les idées, c’est une bonne lecture que je conseillerai aux pré-ados, mais je n’ai pas rêvé comme dans une saga, je n’ai pas vibré comme dans Nos étoiles contraires par exemple. Il est agréable mais je trouve globalement ce livre peu ambitieux malgré un thème très intéressant.

Annet Huizing, Comment j’ai écrit un roman sans m’en rendre compte, traduit du néerlandais par Myriam Bouzid, aux éditions Syros, 14€95.

Titus n’aimait pas Bérénice, de Nathalie Azoulai

titus-n-aimait-pas-bereniceLe théâtre tragique du XVIIe, je dois dire que ce n’est pas mon fort. Je suis plutôt du genre Molière et Aristophane. Je ne dis pourtant jamais non à quelques vers bien tournés. C’est un peu par hasard que je me suis tournée vers Titus n’aimait pas Bérénice. Quand je me suis lancée dans cette lecture, j’ignorais complètement de quoi cela allait parler. C’est en tournant les pages que j’ai découvert cette héroïne, meurtrie par une blessure profonde due à l’amour. Pour panser ses plaies, elle s’est lancée corps et âmes dans la lecture des pièces de Racine.

Une occasion pour l’auteure Nathalie Azoulai de revenir sur la vie de ce grand homme. On retrace ici son parcours, de son enfance à sa mort. On découvre un homme passionné, ou plutôt obsédé par la pureté de la langue, des mots, qui devaient transcrire dans des sons clairs des émotions plus qu’un sens. Son entrée dans le monde, ses liens avec sa tante, ses rencontres avec d’autres écrivains (Molière, La Fontaine), sa rivalité avec Corneille, son amour profond pour le roi. Et cette passion pour les mots, et pour celles qui les disaient bien.

Je ne vais pas longtemps m’arrêter à l’intrigue, à l’histoire : elle est très intéressante, même si je m’y suis un peu perdue (à cause de mon inattention je pense). Ce qui prime ici, c’est avant tout la plume de l’auteure : Nathalie Azoulai a un style vraiment à elle, très poétique, nébuleux, aérien. On s’éloigne un peu du réel, pour entrer dans un biographie romancée qui ressemble à un cocon. On parle latin, inspiration, sentiments et noms grecs. On parle rencontre, parole, alexandrin et rêve. Et surtout, on parle d’amour.

musee-jean-racine-portrait-la-ferte-milon-aisne-picardieLes images, les comparaisons, les métaphores, les références, les dialogues rapportés : voilà de quoi est composé cet ouvrage. A cela, il faut rajouter les bons mots, les vers blancs et toutes ces phrases qui sont si douces aux oreilles.
Je suis plutôt du genre à aimer les romans efficaces et très réalistes. C’est pour ça que je n’ai pas vraiment accroché à cette lecture. Mais cela ne m’a pas empêchée de voir que derrière ces pages, il y avait beaucoup de talent, une plume riche et lumineuse. Personnellement, je me serais satisfaite de la simple histoire de Racine (écrivain que j’ai hâte de mieux connaître), mais l’écho produit par l’intrigue autour de la première héroïne est très intéressant et révélateur.

C’est un roman que j’ai eu un peu de mal à saisir, je pense toutefois qu’il vaut vraiment le détour, ne serait-ce que pour cette langue si belle. J’ai emprunté Bérénice de Racine, et c’est la première pièce que je lirais de ce grand auteur, et ça, grâce à Nathalie Azoulai.

Nathalie Azoulai, Titus n’aimait pas Bérénice, P.O.L., 17€90.

TAG La plume en herbe

Je ne fais pas que lire, j’écris. (Et pas seulement des articles de blogs et des tweets, cela s’entend.)

J’écris même depuis sacrément longtemps. Et aujourd’hui, j’ai décidé de vous en parler, histoire qu’on se connaisse mieux vous et moi. Je vais faire ça sous forme de questions/réponses. On pourrait presque appeler cela un TAG, oui, allez, le TAG de la plume en herbe. (On dit bien « écrivain en herbe », non?). En plus, il y a dix questions tout pile. J’aime bien quand les choses sont carrées.

La plume en herbe

Surtout, n’hésitez pas à reprendre ce TAG partiellement ou totalement sur vos blogs ou vos pages perso, ou même en commentaire. Je suis vraiment curieuse de voir s’il y a des auteurs derrière les lecteurs que je côtoie sur la blogosphère.

1. Tu écris depuis quand ? Comment s’est venu ? Oulah, je dirais que j’écris depuis que je sais écrire. Ma maman m’a très vite donné le goût des histoires en me lisant chaque soir patiemment des contes. J’ai tout de suite eu le virus de la lecture, mais cela ne suffisait pas. J’avais une imagination débordante, c’est donc tout naturellement que l’écriture de fiction est entrée dans ma vie.

2. Tu écris quoi ? De très loin, je préfère écrire des romans, même si j’arrive à en écrire et à les finir que depuis trois ans environ. Je ponds aussi quelques nouvelles parfois, mais j’y prends moins de plaisir. C’est pour moi plus un exercice pour m’entraîner et ne pas perdre la main entre deux romans.

tumblr_nga6bfgjsw1qefrmxo1_1280

3. Ton parcours de plume en herbe ? Petite, j’écrivais des micro-histoires, des petites poésies, des chansons. Puis c’est passé au journal intime dès le collège (on aime bien se regarder le nombril à cet âge-là). Au lycée, j’ai essayé des textes très courts, personnels et poétiques. J’ai très très peu écrit à mon entrée en fac, mais mon admission en master écriture a tout changé. Et je suis tellement heureuse d’avoir pris cette voie ! L’écriture est vraiment un art dans lequel je m’épanouis pleinement. Il y a des défis à relever et des possibilités infinies. Puis, il y a eu la rencontre qui a tout changé : le NaNoWriMo dont je parle et reparle souvent sur le blog. Grâce à cet événement, j’ai pu finir mon premier roman, et… ouah quelle sensation ! Depuis j’en redemande. Et pas plus tard qu’hier, j’ai mis le point final au premier jet de mon troisième roman ! *clap clap clap*

4. Tes rituels d’écriture (lieux, matériels, etc.) ? J’écris sur mon ordinateur après avoir noté sur un carnet mes idées d’intrigues, de noms, etc. Hors NaNoWriMo (où là, par nécessité, j’écris n’importe où et sur n’importe quoi), je préfère écrire le matin à la bibliothèque ou dans un café. J’arrive assez facilement à me concentrer dans ce genre d’ambiance, et j’évite de mettre le WiFi pour ne pas être trop tentée… J’ai toujours du thé avec moi, et un truc à grignoter. J’écris sans musique, mais j’en mets parfois pour couvrir les bruits de ceux qui bavardent tranquillement en dérangeant tout le monde à la bibliothèque.

5. Ta méthode d’écriture ? Plutôt jardinier ou architecte ? Je note des idées (un thème, un personnage, parfois je pars juste avec un titre), et hop je me lance. En ça, je suis jardinier, j’attends que ça vienne. Cela donne des scénarios invraisemblables et géniaux à mon goût que je n’aurais jamais imaginer en préparant tout à l’avance. Avec mon dernier roman, j’avais essayé d’être architecte : j’avais préparé un plan sommaire (plutôt un chapitrage), des fiches de personnages, des docs historiques et biographiques… Mais au bout de 10 chapitres, c’est parti à toute berzingue dans une direction tout à fait inattendue, et je suis plutôt du genre à suivre le mouvement pour voir où ça me mène. (Et j’en suis assez contente.) Après le premier jet, je laisse reposer le roman loooongtemps (parfois un an voire plus!), puis je le reprends pour une réécriture complète : c’est-à-dire que j’imprime la première version et je retape tout différemment, en bien mieux, et en faisant des coupes drastiques. C’est souvent à s’arracher les cheveux de me relire : les incohérences dans la narration qu’il faut corriger, les fautes de français, les oublis… Puis je laisse reposer encore un peu et je le reprends une deuxième fois, mais cette fois-ci pour une ou plusieurs relectures. Après vient le moment des bêta-lecteurs, des derniers remaniements et corrections. Et voilà un roman tout beau, tout propre, écrit avec amûûûr. Pour l’instant, je n’ai jamais rien voulu présenter à un éditeur, je n’ai pas du tout l’étoffe d’un « vrai » écrivain. Mais peut-être qu’avec le petit dernier, je franchirai ce pas, parce que j’en suis sacrément fière quand même !

6. Qu’est-ce que tu aimes et détestes le plus dans l’écriture ? J’adore être surprise par mes personnages. J’adore la première réécriture. Je m’éclate avec la ponctuation aussi et j’apprends à apprécier de plus en plus le travail sur les dialogues. Je déteste devoir faire des descriptions et au premier jet, je les zappe souvent. Je déteste devoir écrire alors que je suis fatiguée. En fait, il faut que je sois bien physiquement pour écrire.

tumblr_nyjgqbzzhu1tntn9qo1_500

7. Comment tu combats le syndrome de la page blanche ? Je trouve des idées de romans un peu par hasard, dans le métro, ou sous la douche, je les note toutes. Et je sais qu’il m’est impossible d’écrire quelque chose si je n’ai pas une de ces idées sous le coude, donc je ne tente même pas sinon c’est page blanche assurée. Sinon, pour le reste du temps, je m’astreins depuis des mois à un petit rythme pépère d’écriture deux ou trois matins par semaine minimum. C’est peu en réalité, mais au moins avec ça j’avance sûrement dans mes projets. Et bizarrement dans ces moments, je suis dans le train, l’écriture avance d’elle-même sans que j’ai trop à me forcer. Pour ce qui est de la réécriture qui peut me peser parfois, je me fixe des objectifs avec des pauses régulières ou une carotte à l’arrivée. Et si vraiment, c’est une période sans, je laisse tomber plusieurs semaines, je lis, je remplis ce blog (car cela reste TOUJOURS un plaisir), je me vide la tête, et quand j’y retourne, ça va mieux !

8. L’écriture, c’est quoi pour toi ? C’est un vrai moyen d’explorer d’autres horizons et de découvrir de nouvelles facettes de moi-même. C’est presque un jeu ! Ce n’est pas une échappatoire, ni un refuge, mais plutôt une autre dimension avec des êtres en papier qui vivent leur vie et que je retranscris. C’est un loisir extrêmement gratifiant à titre personnel auquel je souhaiterais accorder plus de temps.

9. Tu écris quoi en ce moment ? Je viens de finir un roman dont le titre provisoire est Sur les falaises de Guernesey. L’idée a germé lors d’un atelier d’écriture en juillet 2015 et elle a mûri pour se réaliser avec le NaNoWriMo 2015. Ce gros bébé est immense, et l’écriture du premier jet m’a pris 8 mois de travail intense (entre la préparation et la rédaction). Je voulais à la base raconter comment Victor Hugo était revenu à la rédaction des Misérables alors qu’il était exilé sur l’île de Guernesey dans la magnifique Hauteville House. Toute sa famille m’intéressait : je voulais parler de cet univers-là. Mais un chapitre sur les séances de tables tournantes (auxquelles il s’adonnait à Jersey) a tout changé et le livre a pris un autre tournant (oh, oh, ce jeu de mot !). Pour faire claire, imaginer qu’American Horror Story s’invite en plein milieu de sa baraque. Phénomènes étranges, inquiétants, vols, folie, agressions, bref ! Je me suis beaucoup éloignée du sujet, mais j’en suis tellement heureuse ! J’ai quitté un biopic plan-plan, pour lequel je n’avais clairement pas l’envergure, pour une réécriture complètement fantastique et un peu sombre d’un épisode de la vie de Victor Hugo. Je me suis carrément arrangée avec la réalité, mais qu’importe ! On a le droit de tout faire en écriture de création…7

writers-block

10. Tes ambitions, tes envies, tes projets en écriture ? Mon prochain projet, c’est de commencer la réécriture d’un autre roman qui attend depuis presque un an, et de commencer la relecture du tout premier que j’ai écrit (avec un point final et tout et tout). J’ai quelques petites idées pour une ou deux nouvelles que je pense écrire avant le milieu de l’année, mais rien de bien pressant. Je n’ai pas d’ambition particulière, sauf peut-être pour ma toute dernière création, mais on en est loin : la réécriture de Sur les falaises de Guernesey va juste être colossale et va me prendre des mois ! Je ferai tout pour garder un rythme d’écriture similaire ou supérieure : l’écriture est devenue pour moi presque un besoin et je ne peux pas m’en passer très longtemps.

J’espère que cet article, plus personnel, vous aura plu. C’est à vous de jouer à présent. Vous êtes tous invités à répondre à ce TAG : n’hésitez pas à vous servir de l’image plus haut, et si vous caler le lien vers cet article quelque part, ça me fera très plaisir ! Je vous mets ci-dessous la liste des questions, pour que vous ne vous embêtiez qu’avec un seul copier-coller. J’ai hâte de lire vos réponses !

  1. Tu écris depuis quand ? Comment s’est venu ?
  2. Tu écris quoi ?
  3. Ton parcours de plume en herbe ?
  4. Tes rituels d’écriture (lieux, matériels, etc.) ?
  5. Ta méthode d’écriture ? Plutôt jardinier ou architecte ?
  6. Qu’est-ce que tu aimes et déteste le plus dans l’écriture ?
  7. Comment tu combats le syndrome de la page blanche ?
  8. L’écriture, c’est quoi pour toi ?
  9. Tu écris quoi en ce moment ?
  10. Tes ambitions, tes envies, tes projets en écriture ?