Le livre audio : pourquoi, comment ?

Je ne me sens pas encore prête pour aborder l’épineux sujet de l’e-book… mais pourquoi ne pas parler ensemble du livre audio, et de ma propre expérience avec ce dernier ?

audiobook

Mon expérience

Durant l’année qui vient de passer, j’ai vécu notamment deux choses. La première était – vous le savez car je n’arrête pas d’en parler, trop heureuse d’en voir la fin – une panne de lecture assez monumentale. La deuxième : un reprise du sport bénéfique et assidue, notamment de la course à pied. Au bout de quelques semaines voire mois à écouter de la musique quand j’allais courir seule, j’ai commencé à être lassée. Je courrais de plus en plus longtemps, de plus en plus quotidiennement : il fallait de quoi occuper mes oreilles et mon cerveau pour l’empêcher de penser « Punaise, mais pourquoi je fais ça ? Je veux m’arrêter ! »

Au début, j’ai pioché du côté des podcasts. Cette nouveauté m’a plu, mais je dois dire que j’ai également fini par m’en lasser – ça ressemblait trop à la radio pour moi. J’ai profité d’un mois d’essai pour tester l’application Audible car je voulais absolument écouter des livres audio facilement, hors connexion internet sur mon smartphone, et Audible me le permettait gratuitement pendant un mois, juste ce qu’il fallait pour que je m’assure que les livres audio et moi, ça faisait la paire. J’ai choisi de commencer par écouter un livre de développement personnel – le premier de ma vie ! Je me disais que ça ne me ferait pas de mal dans cette période où je me cherchais un peu. Je suis bien tombée : ce n’était pas trop long, bien lu, le sujet m’intéressait ! J’ai donc poursuivi : après une vraie déception (pas à cause de la lecture mais du livre en soi), je suis tombée encore sur du développement personnel mais ce livre n’était finalement pas très adapté à ce format. Ce mois-ci, j’entame ma plus longue lecture audio avec un roman young adult un peu thriller sur les bords lu par l’auteur. Et ça m’a l’air bien parti !

audiobook1

Pourquoi pas ?

Arrêtez d’être accrochés à vos livres papier comme une moule à son rocher. Ne vous fermez pas et entrevoyez tout ce que le livre audio peut faire pour vous. Il y a plein de livres que je ne désire pas lire sous forme papier, comme des gros classiques, pourtant je désire les connaître. Solution : les écouter sur l’autoroute en chemin pour les vacances par exemple ! Au lieu de la musique que j’écoute déjà très souvent, au lieu de la série que l’on met sans vraiment la regarder, on peut encore se nourrir de mots. Quel bonheur pour la plupart d’entre nous qui sommes des passionnés ! Personnellement, il m’est impossible de lire en voiture, difficilement en train et en avion, et pourtant qu’est-ce que j’en ai envie ! Le livre audio est la solution idéal !

Les désavantages

Certains livres audios me semblent chers. De mon côté, je regarde le ratio prix/heures de lectures. En-dessous de 5 heures de lecture, je ne paye pas plus dix euros personnellement… Pour les nouveautés qui coûtent un peu plus, j’utilise mon crédit audio (j’en reparle plus bas). Attention à ne pas perdre le fichier audio également (exemple : le supprimer par erreur) : si vous le revoulez après, il faudra vraisemblablement le racheter sauf si vous avez une preuve d’achat.

Un des plus grands désavantages également des livres audio, c’est que… ben, c’est de la lecture à voix haute. Certains textes ne s’y prêtent pas : personnellement, je déteste écouter des thrillers en livre audio, j’ai l’impression que ça devient des nanars ! Et la romance, je n’en parle même pas. Ça ressemble trop à des parodies à mon goût. Côté genre, je vous conseillerais plus du fantastique, des livres (attention, pas des manuels!) de développement personnel, de l’action, etc. Mais c’est un avis très personnel bien sûr ! Pensez aussi à vérifier, s’il y en a, les avis et les commentaires avant d’acheter un livre audio (pas juste un livre mais bien un livre audio) : bien sûr, il y aura des opinions sur l’histoire et l’écriture, mais ce qu’on recherche là c’est avant tout un avis sur la lecture. En français, je n’ai jamais eu à me plaindre de la qualité des enregistrements. Disons plutôt que c’est l’interprétation de la lecture à haute voix qui peut ne pas satisfaire. C’est un vrai travail ! Prenez par exemple le livre audio d’Harry Potter à l’école des sorciers : je vous jure que c’est… beurk. Lire des dialogues n’est pas simple, je l’admets, mais ici c’est une véritable catastrophe qui vous sort complètement de cette histoire.

C’est donc de la lecture à voix haute. Personnellement, je préfère les voix d’hommes – les voix de femmes m’insupportent, allez savoir pourquoi – et elles sont souvent assez graves. Rajoutez à cela que la plupart des applications n’ont pas d’ajustement du volume (il faudra se contenter de celui du smartphone) et ça donne une lecture parfois inaudible, pas assez intelligible. Pour moi, impossible d’entendre quoique ce soit d’un livre audio dans le métro et quand je cours dans une rue très passante, je n’entends pas grand-chose non plus.

Les bons plans

Si vous souhaitez avant tout écouter vos livres audio chez vous, pendant la cuisine par exemple, la meilleure solution est vraiment d’emprunter les livres audio de votre choix dans votre bibliothèque ou médiathèque. En effet, de plus en plus de structures le permettent. Si vous avez un lecteur de CD à portée de main, c’est vraiment le bon plan.

Pour ma part, vu mon rythme d’écoute, je conseillerai Audible (je vous jure que ce n’est pas un placement ^^) pour ceux qui sont dans mon cas : juste un livre audio de temps en temps, dispo super facilement sur le smartphone. Pour une dizaine d’euros par mois – il s’agit d’un abonnement sans engagement, le premier mois d’essai est gratuit – vous aurez droit à un crédit audio. Avec ce dernier, vous pouvez acquérir n’importe quel livre audio, qu’importe le prix. Même l’intégrale de 50 heures de la saga Trucmuche qui coûte 73€, oui ! Autant dire que ça vaut le coup. Si vous en voulez encore un peu, il y a toujours aussi des petits prix sur Audible sur une sélection de livres mais il y a à manger et à boire là-dedans, qualité inégale ; des podcasts gratuits sont également disponibles pour attendre le prochain crédit audio. Pensez également aux vieux classiques, jamais très chers car libres de droits. De mon côté, ce système fonctionne parfaitement, d’autant plus que vous pouvez échanger ou rendre votre livre audio si vraiment il ne vous satisfait pas – sans en abuser bien sûr – et le service relation client est super rapide ! Mais il faut avouer que le catalogue Audible n’est pas très large en langue française et je peux comprendre que certains d’entre vous ne veuillent pas acheter chez Amazon (oui, car Audible = Amazon, hein). Le mieux est alors d’aller directement sur les sites d’éditeurs de livres audio.

Et si… ?

Dans mon utopie littéraire personnelle, où chaque acteur du livre pourrait vivre de sa passion, j’aimerais que chaque vente de livre soit un combo livre audio + livre papier + ebook (si l’acheteur le souhaite bien sûr). Je ne comprends pas le principe de devoir acheter deux fois une histoire : j’ai le livre papier, pourquoi alors on me demande de repayer pour l’ebook ? [Dans les faits, si je comprends, c’est du boulot en + à rémunérer, mais laisssez-moi imaginer mon utopie!]

Et vous, écoutez-vous des livres audio ?

livre-audio-1080x675

Publicités

Déboires d’une panne de lecture

Au début, on se dit, ce n’est qu’une passade, allez. Tant pis, ce serait le temps de quelques mois. Histoire d’aller mieux, de passer à autre chose. Puis les mois passent, et moi aussi je suis passée à autre chose. Ce n’est pas évident tous les jours, mais j’ai repris ma vie en main.

Pourtant la panne d’écriture mais surtout de lecture continue.

Quel gouffre ! J’ai par moment de vraies sensations de manque. J’aimerais tant retrouver la douceur de la lecture, lovée dans mon lit ou bien installée dans un parc, dans un café. Ces petits rituels que j’avais auparavant me manquent. Il est vrai que je travaille plus, que beaucoup de mes heures libres sont réservées à présent au sport, à la cuisine ou… à la sieste – le boulot m’épuise ! Mais auparavant, même si j’étais fatiguée ou pressée, je me souviens, je lisais même en marchant, ou dans le métro, tellement j’aimais ça ! Où donc est-ce passé ?

J’ignore si c’est un blocage. En tout cas, je sais que ma passion est toujours là. Aujourd’hui, je retrouve le plaisir de m’informer des dernières sorties, de me plonger dans le magazine Lire, de voir des vidéos Booktube et de traîner sur des blogs livresques. Pour vous dire, j’ai même prévu de retourner au Salon du Livre de Paris en mars prochain. Pourtant, quand j’essaie de suivre mon instinct et que j’ouvre un roman, je n’arrive pas à dépasser en règle générale les dix premières pages.

J’ai tout essayé ! Relire des œuvres que j’adore et qu’en temps normal je peux relire encore et encore. Essayer des petits romans, des textes courts pour ne pas m’essouffler en cours de route. Découvrir des romans qui pourraient me correspondre et dont je n’entends que du bien. Voire même tenter de lire des choses qui changent mes habitudes – que ce soit dans la forme, le choix de l’histoire et du thème, le genre… Lire des livres destinés aux ados, lire du young adult : je me disais qu’il serait plus facile pour moi d’embarquer dans ce genre d’histoires. Une fois, j’ai réussi sans me forcer : c’était un roman feel-good facile, avec de la romance et de la gourmandise ; quand j’ai voulu retenter l’expérience, rien à faire, ça ne fonctionnait plus.

Près de mon lit, il y a une romance adolescente à peine entamée, sur ma table basse une dystopie en un seul volume qui me plait bien mais je n’ai pas dépassé le deuxième chapitre, dans ma bibliothèque, quatre sagas que j’adore mais que j’ai arrêté en cours de route. Déprimant.

223

Mais, vous savez ? Je crois que la clé c’est de s’écouter. J’avais envie de relire ? Non, je voulais juste retrouver cette sensation d’être toute à son aise, dans sa bulle, de vibrer au même rythme que les personnages. Et je voulais faire partie de ce monde livresque qui me manquait. Je me remettais presque à lire (ou à essayer plutôt) pour les mauvaises raisons en fait : je me forçais pour redevenir la grande lectrice qui s’enquillait tout ce qui lui passait sous la main à un rythme effréné.

L’automne s’installe en ce moment à Toulouse, et c’est le bon moment. Je le sens là, au fond de mes tripes. Titiller par le NaNoWriMo, la passionnée de livres que je suis toujours est de plus en plus attirée par sa bibliothèque. Comme beaucoup d’entre vous, je suis persuadée que pour écrire, il faut lire beaucoup. Se gorger des mots des autres. C’est en imitant qu’on apprend !

J’ai envie de relire Harry Potter ou L’Epouvanteur. Voire même Le Trône de Fer – mais je ne le ferai pas, je ne vais pas cramer toutes mes cartouches maintenant ! Voilà, j’en ai juste envie. Et rien que ça c’est formidable. Savoir que cet après-midi, il fait beau, je vais courir mes dix kilomètres au soleil, puis me décarcasser en râlant sur le forum pour faire mon quota de mots pour le NaNo et finalement passer la soirée à lire… J’en frétille d’avance ! Je suis heureuse de savoir que je vais lire.

Les amis, je crois que là c’est la bonne.

Et très sincèrement, vous ne vous doutez pas de toute l’émotion qui m’envahit quand je vous dis ça. La lecture, les livres, la communauté autour, c’est tellement important pour moi. C’est un vrai pan de ma vie, ça fait partie de ma construction personnelle. Je ne suis pas entière sans cela. C’est un immense bonheur de me dire que peut-être je vais m’en sortir. Une panne de lecture, ça peut être tout et n’importe quoi. Dans mon cas, ça marquait clairement un problème d’unité et de calme dans ma vie. Je suis heureuse de vous retrouver.

Comment faire lire les hommes de votre vie, de Vincent Monadé

51kwixcui8l-_sx305_bo1204203200_Il vous arrive peut-être de trouver refuge sur internet, dans la blogosphère ou sur Twitter, ou dans une bibliothèque, une librairie, car vous vous sentiez un peu étranger ou seul dans votre cas ? Être celui ou celle pour qui la meilleure occupation le temps d’une soirée ou de sa pause déjeuner, c’est de dégainer un livre et d’avaler les pages. Le seul dans votre entourage à avoir la liste immense de votre PAL, écrite quelque part, que vous mettez à jour scrupuleusement. Eh bien, une fois mes études littéraires finies, j’ai souvent eu l’impression d’être dans ce cas désespéré où je voulais partager, discuter autour des livres sans qu’aucun interlocuteur ne soit disponible. Un petit ouvrage comme celui de Vincent Monadé, président du CNL, m’aurait alors certainement servi. Aujourd’hui, nous parlons donc de Comment faire lire les hommes de votre vie.

Déjà, il y a des astuces que l’on connaît tous et toutes : s’estimer bien contenter que Monsieur lise L’Équipe, essayer de l’alpaguer en mettant en avant sa force, sa persévérance, son intelligence. Trouver ses goûts et le roman facile pour commencer qui lui correspondra parfaitement mais surtout ne pas lui donner nous-même ! Non, il faut le laisser traîner quelque part : si c’est un bon livre, celui-ci fera très bien son affaire en harponnant lui-même son lecteur mâle.

Je vais le préciser ici : très clairement, le livre s’adresse aux épouses, aux petites amies, d’un couple formé par une femme et un homme ; la narration est ainsi, mais il est aisé de passer outre et d’arranger les gens à son goût. Il est vrai que certaines astuces m’ont parfois faite tiquer (un câlin intime comme récompense après avoir lu?!) mais Vincent Monadé fait tellement preuve d’humour et d’enthousiasme, que j’ai pris ça au second degré. De plus, certains chapitres sont très malins et j’ai eu beaucoup de plaisir à trouver ou retrouver certaines idées : ne pas exclure les « mauvais » genres comme certains les appellent (SF, polar…), faire lire de la BD, faire en sorte que Monsieur lise l’histoire au petit dernier pour lui même attraper le virus de la lecture…

20160517220339-man-reading-book

Ce livre est bien ancré dans notre époque, avec des références aux dernières présidentielles ou encore à Miley Cyrus, et qu’est-ce que j’ai pu rire ! Ça m’a fait un bien fou, car je me suis tout d’un coup imaginée faisant partie de cette grande communauté de lecteurs qui aimerait tant que sa moitié partage sa passion et sa culture littéraire…

Ce petit ouvrage se lit rapidement et avec beaucoup de bonheur. Vincent Monadé propose à chaque chapitre des titres en particulier – de quoi rallonger ma wishlist… J’ai vraiment senti l’amour et la passion de l’auteur pour la littérature, et c’est communicatif ! Il a à cœur de partager la lecture, c’est pour lui un vrai cadeau, et j’ai trouvé cela merveilleux. Je vous conseille avec un grand sourire Comment faire lire les hommes de votre vie.

Vincent Monadé, Comment faire lire les hommes de votre vie, aux éditions Payot Rivages, 12€.

Retour

Après des semaines et des semaines de silence, je peux enfin revenir sur mon blog sans pousser de soupirs désespérés. Je suis actuellement dans la plus grosse panne de lecture et d’écriture de ma vie et j’apprends peu à peu à en sortir. Depuis quelques jours, je relis. Des articles, des documentaires, des magazines, des petits livres. Mais je relis. Et rien que ça, c’est incroyable. Côté écriture, j’écris des lettres, je revois mes amis du NaNoWriMo.

Bref, ça avance. Il faut dire que reprendre l’habitude d’aller à la médiathèque et me dire que je vais au Salon du Livre de Paris cette année encore me motive assez. Cependant, il y a également une autre envie qui pointe le bout de son nez. Je ne suis pas encore prête à lire des gros pavés, ou tout simplement des romans. Les chroniques habituelles vont donc sûrement mettre du temps pour revenir, en attendant je posterais peut-être quelques billets sur des livres différents. Mais l’envie d’écrire pour un blog est bien présente. Et croyez-moi, depuis le temps que ce manque d’inspiration dure, ça fait du bien ce regain d’énergie. J’ai donc pour projet d’écrire un autre blog, sans abandonner celui-ci bien sûr. Ce nouveau site sera plus personnel, plus subjectif. J’y parlerai pèle-mêle de sorties, de loisirs, de cuisine, de mon mode de vie, de mes coups de cœur. Ce sera l’occasion pour moi d’évoquer ma chère Ville rose, la course à pied que je pratique presque quotidiennement maintenant, mon régime alimentaire qui évolue de plus en plus vers le  végétarisme, etc. J’ai envie de partager avec vous des recettes, des bonnes adresses toulousaines, quelques photos en vrac…

prairiedesfiltresbergestoulouse

Voilà, ça va se faire. Je ne sais pas encore quand et comment. Ce sera sur WordPress mais j’ignore encore comment ce blog se nommera – vos propositions sont les bienvenues. J’essaierai de poster un petit quelque chose ici dans les jours à venir. Ce nouveau projet me fait plaisir et ce petit renouveau, cette fraîcheur, ça fait du bien. J’espère que vous me suivrez dans cette aventure 😉 Les collaborations ponctuelles ou régulières pour ce nouveau blog sont plus qu’envisageables, n’hésitez pas à vous manifester.

Je n’ai pas eu l’occasion de le faire, alors je ne vous le dis que maintenant : je vous souhaite une excellente année 2018, même si on l’a bien entamée ! Prenez soin de vous, lisez, voyagez, découvrez, rêvez.

TAG littéraire de A à Z

Pour changer un peu des chroniques en pagaille, j’ai décidé qu’un petit TAG ne pouvait pas faire de mal. J’ai trouvé celui-ci par hasard sur le blog de frenchie4myself. Vous pouvez librement le reprendre si le cœur vous en dit. En temps de vacances, je ne taguerai personne, mais cela me ferait très plaisir de voir vos réponses ! En avant pour la TAG littéraire de A à Z !

reading-in-a-field

A pour Auteur – Auteur dont tu as lu le plus de livres

Je pense J. K. Rowling. Entre les 7 Harry Potter, la pièce de théâtre, la Bibliothèque de Poudlard… Sans compter que j’en ai lu pas mal plusieurs fois. Victor Hugo suit pas loin derrière.

B pour « Best » – La meilleure « suite » de série
Alors, histoire de ne pas dire Harry Potter tout le temps, je vais opté pour L’Epouvanteur de Joseph Delaney.

C pour « Current » – Lecture en cours
Raison et Sentiments de Jane Austen, la lecture commune du mois d’août.

D pour « Drink » – La boisson qui accompagne tes lectures
La plupart du temps, du thé. Le matin, un café au lait.

E pour « E-book » – E-books ou romans papier ?
Indéniablement : PAPIER. J’aime la sensation, l’odeur, collectionner tous ces livres sur les étagères de ma bibliothèque, voir ma progression dans la lecture…

F pour « Fictif » – Un personnage fictif avec lequel tu serais sortie au lycée
Dure question. Je ne me suis jamais projetée de cette façon. En tout cas, rares sont les héros qui me plaisent assez pour que j’imagine ça. Mais si je suis forcée de répondre, je dirais Augustus Waters dans Nos Étoiles contraires.

G pour « Glad » – Un roman auquel tu es contente d’avoir donné une chance
Les romans de Legardinier. Parce que, franchement, c’était très mal parti, et finalement, ça s’est révélé plutôt pas mal !

H pour « Hidden » – Un roman que tu considères comme un joyau caché
La vie à reculons de Gudule. Un magnifique roman jeunesse sur un thème pas évident. C’est LE livre qui marqué ma vie.

I pour « Important » – Un moment important dans ta vie de lectrice
Il y en a eu plusieurs. Des lectures marquantes comme celle de Gudule (voir au H) ou d’Harry Potter. Mon premier livre des éditions La Pléiade : A la recherche de temps perdu de Proust, offert par l’amoureux. La fois où j’ai pu visité la maison de Victor Hugo à Paris. Mes expériences de travail auprès des livres et de la littérature. Mes premières amitiés littéraires. Le Salon du Livre où je suis allé comme une grande, toute seule, en avion, moi qui n’avait presque jamais mis les pieds dans la capitale. Le Marathon des Mots à Toulouse, où j’ai pu être « l’ange-gardien » de plusieurs auteurs le temps du festival. Le jour où j’ai lancé mon blog… Et j’espère bien qu’il y aura plein d’autres moments de la sorte !


J pour « Juste » – Le roman que tu viens juste de finir
J’ai relu en un jour hier un livre que j’avais déjà chroniqué : Autoportrait de l’auteur en coureur de fond d’Haruki Murakami. Et j’aime toujours autant ce livre !

K pour « Kind » – Le genre de romans que tu ne liras jamais
La SF pure et dure ne m’attire pas vraiment. Mais je me suis ouverte à pleiiiin de genres que je pensais ne jamais lire… donc on verra ce que l’avenir me réserve 😉

L pour « Long » – Le roman le plus long que tu aies jamais lu
Les pavés ne me font pas peur. Entre les Trône de Fer, Anna Karénine, Belle du Seigneur, etc. Je crois pourtant que Les Misérables de Victor Hugo remporte le trophée !

M pour « Major » – Le roman qui t’a causé le plus gros « book hangover » (« trop plein » livresque – tu ne pouvais plus rien lire après ça)
Ah ben justement ! Les Misérables ! Depuis, quand je fais face à une telle lecture, je m’octroie des pauses.

N pour « Nombre » – Le nombre de bibliothèques (meubles) que tu possèdes
Je ne garde chez moi que les sagas, les mangas ou les livres que j’aime vraiment,  ainsi que ma PAL et des usuels. Dans mon appartement, il y a trois bonnes bibliothèques Billy (merci Ikea!) remplies. Chez mes parents, où je rapatrie la majorité de mes romans une fois lus, trois autres bibliothèques débordantes ! Je ne donne ou ne vends jamais jamais mes livres !

O pour « One » – Un roman que tu as lu plusieurs fois
L
es Harry Potter, bien évidemment. Nos Étoiles contraires aussi. Certains mangas, certaines sagas. Mais généralement, je ne relis jamais. J’ai trop de nouvelles lectures qui m’attendent !

P pour « Préféré » – Ton endroit préféré pour lire
J’aime beaucoup me poser dans un café aux beaux jours. Sinon, mon canapé, mon lit, mon bureau sont très agréables pour lire.

Q pour « Quote » – Une citation, d’un livre que tu as lu, qui t’inspires ou qui te fait ressentir plein d’émotions

Il y en a beaucoup. Certaines me font frémir parce que leur lecture a été marquante pour moi. 

Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-li-ta : le bout de la langue fait trois petits bonds le long du palais pour venir, à trois, cogner contre les dents. Lo. Li. Ta.

(Lolita de Nabokov)

Toutes les familles heureuses se ressemblent, mais chaque famille malheureuse l’est à sa façon. (Anna Karénine de Tolstoï)

R pour « Regret » – Un regret de lecteur
Ne pas réussir à faire de challenge, faute de temps et d’implication. Ne pas réussir à finir mes séries de manga. Avoir du mal à gérer d’une main de maître les lectures communes sur le blog.

S pour « Série » – Une série que tu as commencée mais jamais finie (et dont tous les livres sont sortis)
Oulah ! Elles sont très nombreuses ! Mais je m’y remets depuis plusieurs mois : chaque mois, je lis un tome d’une saga. Disons que je suis surtout déçue de ne pas encore avoir fini Eragon et la série du Bourbon Kid.

T pour « Trois » – Trois de tes livres préférés de tous les temps
Facile, j’en ai parlé avant. La vie à reculons de Gudule, Harry Potter et l’Ordre du Phénix de J. K. Rowling et Nos Étoiles contraires de John Green.

U pour « Unapologetic » – Quelque chose pour lequel tu n’éprouves absolument aucun remord d’être fan(girl)
Décidément, je vais me répéter : Nos Etoiles contraires. Car ceux qui disent que c’est un livre mièvre pour ado font la simple erreur de ne pas l’avoir lu : c’est un livre puissant et juste, grandiose. Et je n’ai aucun problème à dire que, côté manga, mon pêché mignon ce sont les Vampire Knight.

V pour « Very » – Un roman dont tu attends la sortie avec grande impatience, plus que celle des autres
Les œuvres complètes de Romain Gary dans La Pléiade, la sortie des derniers tomes de L’amie prodigieuse en poche.

W pour « Worst » – Ta pire habitude livresque
Acheter un roman (déjà, ça c’est pas bien…), le lire de suite, de sorte à que ma PAL ne baisse jamais.

X pour « X » – Commence à compter en haut à gauche de ton étagère (la plus proche) et prends le 10ème livre

Je tombe sur Le vieil homme et la mer d’Hemingway. Mais je sais déjà que je ne lirai pas cette édition, je vais attendre de me procurer la nouvelle traduction.

Y pour « Your » – Ton dernier livre acheté

Un jour avec Claude Monet à Giverny d’Adrien Goetz. Car j’aime beaucoup ce peintre et ses nymphéas.

Z pour « ZzZ » – Le livre qui ta volé ton ZzZ (le dernier livre qui t’a tenue éveillée bien trop tard la nuit)

Eh bien, ça fait très longtemps que cela ne m’est pas arrivé, mais les romans de Sebastian Fitzek réussissent plutôt bien à me tenir éveillée !

La Voleuse de livres, de Markus Zusak (lecture commune de mai 2017)

la-voleuse-de-livresLa fin de l’année scolaire approche et avec elle le rush à l’école. Autant dire que le temps d’écrire et de lire a disparu, surtout que je me fais une joie de profiter des beaux jours. Je n’oublie jamais le blog bien sûr, mais j’essaie, petit à petit, d’arrêter de culpabiliser. Cette page, c’est du loisir, c’est du bonheur, du partage. Je ne veux pas que ça devienne une corvée, je ne veux pas me rendre malade pour des délais que je me serais imposée. C’est pourquoi c’est seulement aujourd’hui que je viens vous parler de la lecture commune de mai 2017 : La Voleuse de livres de Markus Zusak.

Allemagne nazie. La petite Liesel Meminger voit sa vie basculer quand sa mère biologique la laisse au soin d’un couple, dans une petite ville près de Dachau. Pourquoi ? Parce que le danger rôde. Des hommes puissants et menaçants ont pris la tête du pays et la population est en danger. Alors pour survivre auprès de cette mère et de ce père adoptifs, Liesel lit, elle vit les mots. Elle vole les livres, elle apprend par cœur l’orthographe, le sens. Elle essaie tant bien que mal de continuer son existence de jeune fille auprès de son meilleur ami Rudy. Même si elle doit garder un secret pesant, même si elle ne comprend pas tout aux adultes et au monde qui l’entoure, même si elle a peur, même si elle croise la Mort.

fzqrk7arow4x74w5sy-sgbw47eq

La Mort, parlons-en. C’est elle la grande narratrice de cette histoire. Et je ne dis pas ça au figuré. La Mort a décidé de prendre le temps de nous raconter ce destin, de revenir sur ces événements, sur cette période où elle avait tant et tant de travail pour recueillir les âmes des juifs, des soldats, des malades, des miséreux. C’est très atypique et cela permet quelques choix audacieux concernant la mise en page ou la temporalité du récit. Mais je dois bien avouer que cela a représenté pour moi une gêne considérable. Je n’ai absolument pas accroché à cette narration, et c’est sûrement une des raisons principales qui ont fait que j’ai mis plus d’un mois à finir ce roman.

maxresdefault

Pourtant, je trouve les personnages attachants. L’auteur arrive à les rendre vivants et profonds. J’ai adoré voir les différentes relations entre eux évoluer au fil du livre. La femme du maire, le père adoptif… ils m’ont beaucoup touchée et une fois le livre refermé, je les ai gardés longtemps dans mon cœur. Je trouve malheureusement que l’intrigue les a mal servi. En effet, je ne connaissais presque rien de l’histoire avant d’ouvrir le bouquin, mais je ne m’attendais pas du tout à ce récit si étendu. En fait, on suit simplement la vie de Liesel et les rebondissements qui la composent. Il n’y a pas d’intrigue resserrée autour d’un personnage, d’un secret ; non, il y a plusieurs fils rouges plus ou moins passionnants. Et je ne me suis passionnée pour aucun d’eux. L’héroïne est importante mais elle n’est pas force d’action. Couplé à cette narration par la Mort, je me suis finalement assez ennuyée durant cette lecture.

Je reconnais les qualités d’écriture de l’auteur : le style est très agréable, vivant, le texte est immersif. Mais j’ai été déçue par l’histoire : j’adore les fictions qui se déroulent pendant la Seconde Guerre mondiale et je n’ai pas trouvé là mon compte. Pas d’intrigue prenante et palpitante, pas de récit de vie captivant. Ce n’est bien sûr que mon avis personnel et je me doute que ce roman a pu plaire à nombreux autres lecteurs vu son succès. Et je peux imaginer pourquoi, après tout, c’est un assez bon libre. Il ne me convenait tout simplement pas, à l’inverse de Virginy que ce livre a remué.

la-voleuse-de-livres-3-_web_

Markus Zusak, La Voleuse de livres, traduit de l’anglais (Australie) par Marie-France Girod, aux éditions Pocket (13441), 8€20.

L’Ombre du Vent, de Carlos Ruiz Zafon (lecture commune de mars 2017)

Enfin, c’est le printemps ! Le soleil, les petits oiseaux… que du bonheur. Je peux sortir de ma tanière, de la morosité et espérer retrouver de bonnes habitudes, notamment en ce qui concerne mes lectures (qui ne se bousculent pas au portillon) et le blog (qui, décidément, tourne au ralenti).

Le mois de mars est passé, il est donc grandement temps que je vous parle de la troisième lecture commune de l’année, que j’ai presque trimballée pendant tout le mois. Il s’agit de L’Ombre du Vent de Carlos Ruiz Zafon, le premier tome de ce qui peut être une trilogie (mais très sincèrement, ça peut se lire tout seul.)

9782266242974

Daniel est fils de libraire. Alors qu’il grandit son père lui montre un lieu tenu secret : le Cimetière des Livres oubliés. Tout est déjà dit dans le nom de cet endroit si mystérieux. Daniel choisit alors un roman, pour qu’au moins une personne dans le monde se souvienne de ce livre, au moins un lecteur : L’Ombre du Vent d’un certain Julian Carax. Alors qu’il grandit et devient un jeune homme, notre héros part sur les traces de ce Carax qui peu à peu l’obsède. Au fil des pages, on sent qu’un parallèle se créée entre les deux hommes férus de lettres. Des amours qui semblent impossibles, une menace qui plane au-dessus de leurs têtes. Cette quête est plus dangereuse qu’elle n’en a l’air. Surtout qu’un certain Lain Coubert ferait tout pour récupérer les derniers exemplaires de Carax – tout. Des secrets, des mensonges… un recherche du passé qui réserve beaucoup de surprises.

the2bshadow2bof2bthe2bwindIl m’est difficile de vous résumer ce livre, une petite briquette de plus de 600 pages. L’histoire se déroule en majeure partie à Barcelone, on voyage entre présent et passé avec aisance, à travers les souvenirs et les témoignages que Daniel récolte. Les personnages secondaires sont vraiment savoureux même s’ils prennent parfois tellement de place qu’on en oublie Daniel. J’ai adoré voir se tracer les liens entre notre héros et Carax au fil des pages. Je dois avouer que je ne m’attendais absolument pas à cette histoire qui sort des sentiers battus : des intrigues étonnantes, mêlant familles riches et jalousies, une toile de fond qui nous emporte instantanément, un brin de magie et de mystère, une enquête passionnante, de rebondissements nombreux, des personnages forts. Ce mélange est détonnant et donne un livre vraiment divertissant.

J’ai quand même trouvé quelques longueurs au livre, la narration est parfois un peu lourde, toutefois chaque élément de l’intrigue est bien amené et exploité. Il y a parfois un peu trop de bons sentiments à mon goût, qui viraient au cliché, heureusement cela gênait peu à la lecture. Je n’ai pas dévoré ce roman, car il pèse son poids, il faut digérer cette histoire, mais il me semblait impensable de ne pas le terminer. Aujourd’hui, je ne pense pas lire la suite, mais plus tard, pourquoi pas ?

ombre-du-vent

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Pour la lecture commune, Virginy a choisi de lire la suite, Le Jeu de l’Ange, n’hésitez pas à aller voir son billet 😉

Carlos Ruiz Zafon, L’Ombre du Vent, traduit de l’espagnol par François Maspero, aux éditions Le Livre de Poche, 8€10.