L’Ombre du Vent, de Carlos Ruiz Zafon (lecture commune de mars 2017)

Enfin, c’est le printemps ! Le soleil, les petits oiseaux… que du bonheur. Je peux sortir de ma tanière, de la morosité et espérer retrouver de bonnes habitudes, notamment en ce qui concerne mes lectures (qui ne se bousculent pas au portillon) et le blog (qui, décidément, tourne au ralenti).

Le mois de mars est passé, il est donc grandement temps que je vous parle de la troisième lecture commune de l’année, que j’ai presque trimballée pendant tout le mois. Il s’agit de L’Ombre du Vent de Carlos Ruiz Zafon, le premier tome de ce qui peut être une trilogie (mais très sincèrement, ça peut se lire tout seul.)

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Daniel est fils de libraire. Alors qu’il grandit son père lui montre un lieu tenu secret : le Cimetière des Livres oubliés. Tout est déjà dit dans le nom de cet endroit si mystérieux. Daniel choisit alors un roman, pour qu’au moins une personne dans le monde se souvienne de ce livre, au moins un lecteur : L’Ombre du Vent d’un certain Julian Carax. Alors qu’il grandit et devient un jeune homme, notre héros part sur les traces de ce Carax qui peu à peu l’obsède. Au fil des pages, on sent qu’un parallèle se créée entre les deux hommes férus de lettres. Des amours qui semblent impossibles, une menace qui plane au-dessus de leurs têtes. Cette quête est plus dangereuse qu’elle n’en a l’air. Surtout qu’un certain Lain Coubert ferait tout pour récupérer les derniers exemplaires de Carax – tout. Des secrets, des mensonges… un recherche du passé qui réserve beaucoup de surprises.

the2bshadow2bof2bthe2bwindIl m’est difficile de vous résumer ce livre, une petite briquette de plus de 600 pages. L’histoire se déroule en majeure partie à Barcelone, on voyage entre présent et passé avec aisance, à travers les souvenirs et les témoignages que Daniel récolte. Les personnages secondaires sont vraiment savoureux même s’ils prennent parfois tellement de place qu’on en oublie Daniel. J’ai adoré voir se tracer les liens entre notre héros et Carax au fil des pages. Je dois avouer que je ne m’attendais absolument pas à cette histoire qui sort des sentiers battus : des intrigues étonnantes, mêlant familles riches et jalousies, une toile de fond qui nous emporte instantanément, un brin de magie et de mystère, une enquête passionnante, de rebondissements nombreux, des personnages forts. Ce mélange est détonnant et donne un livre vraiment divertissant.

J’ai quand même trouvé quelques longueurs au livre, la narration est parfois un peu lourde, toutefois chaque élément de l’intrigue est bien amené et exploité. Il y a parfois un peu trop de bons sentiments à mon goût, qui viraient au cliché, heureusement cela gênait peu à la lecture. Je n’ai pas dévoré ce roman, car il pèse son poids, il faut digérer cette histoire, mais il me semblait impensable de ne pas le terminer. Aujourd’hui, je ne pense pas lire la suite, mais plus tard, pourquoi pas ?

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Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Pour la lecture commune, Virginy a choisi de lire la suite, Le Jeu de l’Ange, n’hésitez pas à aller voir son billet 😉

Carlos Ruiz Zafon, L’Ombre du Vent, traduit de l’espagnol par François Maspero, aux éditions Le Livre de Poche, 8€10.

Une soirée littéraire, d’Ivan Gontcharov

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Cela faisait une éternité que je n’avais pas lu un roman russe. C’est une littérature que j’apprécie, mais à petite dose, sinon je fais vite une overdose justement ! Il faut dire que j’ai à chaque fois l’impression d’atterrir sur une autre planète, d’être catapultée dans une société à laquelle je ne comprends pas tout et, surtout, dont je ne fais pas partie. Et avec Une soirée littéraire d’Ivan Gontcharov, ça n’a pas raté.

Des invités sont réunis chez Ouranov : gens du monde du livre, connaissances, prétendantes, militaires. Une petite vingtaine, pour écouter une lecture. Pour la plupart, c’est une première. L’auteur n’est pas connu. Il s’agit à du premier roman sur lequel il travaille – histoires d’amour et de jalousies dans les hautes castes, à la russe. Lecture longue, qui en passionne certains, qui en ennuie d’autres. Petits discussions, coup d’œil, attitudes, pensées. On revient sur chaque personnage, on le présente. Car une fois la lecture passée, leur hôte les convie à un repas : le moment idéal pour reparler du roman lu, mais pas seulement. Littérature, journalisme, rang social, etc. De nombreux autres sujets de conversations vont émailler la nuit. C’est aussi l’occasion pour beaucoup de se rencontrer, de faire connaissance autour de la table. Des personnalités s’affirment, se dessinent.

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Un petit récit qu’on ne trouverait pas chez nos auteurs français. J’ai l’impression que seuls les Russes savent faire ce genre de récit : ambiance désuète d’une aristocratie du siècle passé, littérature classique qui s’oppose aux points de vue moderne, et galerie de personnages. Des personnages qu’on rencontre par touches, et que je n’arrêtais pas de confondre. On n’est pas assez proche d’eux, les dialogues constants nous embrouillent : je me suis perdue à plusieurs reprises, ce qui ne m’a pas aidé à dessiner la personnalité de chacun ! Toutefois, je me suis laissé bercée sans trop chercher à avoir le fin mot de l’histoire, et les pages défilent sans trop de difficulté. Mais je n’irai pas jusqu’à dire que cette lecture fut excellente. C’est un peu trop impersonnel, et surtout assez vain : je n’ai pas vraiment trouvé qu’il y avait là une intrigue, un but, un fil conducteur solide. On suit une nuit à la russe, en passant. Et je n’attendais rien de plus de ce petit livre ceci dit et il m’a diverti le temps d’une journée.

A vous de voir si vous voulez tenter l’aventure !

Ivan Gontcharov, Une soirée littéraire, traduit par Bernard Kreise, aux éditions de L’Herne, 16€.

Lectures communes 2017

2017 arrive à grands pas. Et je n’imagine pas cette nouvelle année sans de nouvelles lectures communes. Elles ont égayés mon quotidien durant ses douze derniers mois, m’ont aidée à vaincre une grosse panne de lecture. Elles m’ont permis de faire de belles découvertes, et j’espère sincèrement qu’il en a été de même pour les autres participants.

Sans plus attendre, voici le programme 2017 :

  • Janvier : Notre-Dame de Paris de Victor Hugo. Choix bis : chronique du film de Disney, ou de la comédie musicale (l’ancienne ou la toute récente).
  • Février : Réparer les vivants de Maylis de Kerangal. Choix bis : un autre roman de l’auteure.
  • Mars : L’ombre du Vent de Carlos Ruiz Zafon. Choix bis : du même auteur, Le Jeu de l’ange ou Le Prisonnier du ciel.
  • Avril : La Vague de Todd Strasser. Choix bis : chronique de l’adaptation en film par Dennis Gansel.
  • Mai : La Voleuse de livre de Markus Zusak. Choix bis : un autre livre de l’auteur ou la chronique de l’adaptation en film par Brian Percival.
  • Juin : Phobos de Victor Dixen. Choix bis : un autre tome de la saga.
  • Juillet : Le Diable s’habille en Prada de Laureen Weisberger. Choix bis : chronique de l’adaptation en film par David Frankel.
  • Août : Raison et sentiments de Jane Austen. Choix bis : un autre roman de l’auteure.
  • Septembre : Le Hobbit de J. R. R. Tolkien. Choix bis : du même auteur, n’importe quel tome de la saga Le Seigneur des Anneaux ou chronique des adaptations en film par Peter Jackson.
  • Octobre : Les Raisins de la colère de John Steinbeck. Choix bis : du même auteur, Des souris et des hommes.
  • Novembre : Paris est une fête d’Ernest Hemingway. Choix bis : du même auteur, Le vieil homme et la mer.
  • Décembre : Le Monde de Narnia (1. Le Neveu du Magicien) de C. S. Lewis. Choix bis : n’importe quel autre tome de la saga.

 

Il y en a pour tous les goûts, j’espère que ainsi que tout le monde trouvera chaussure à son pied.

Les règles sont exactement les mêmes que celles de l’année dernière – je vous invite donc à aller jeter un coup d’œil sur les lectures communes 2016. Vous vous inscrivez à n’importe laquelle de ces lectures ou choix bis, selon vos envies. Pour cela il suffit de me prévenir par commentaire, mail ou Twitter en me précisant vos lectures et un moyen de vous contacter.

Dans les premiers jours du mois de janvier, la nouvelle page dédiée aux lectures communes 2017 sera créée.

En vous espérant nombreux, je vous souhaite de merveilleuses lectures de fin d’année !

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Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil 2016

Aaaaaaah le SLPJ ! En toutes lettres : le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil. Un rendez-vous incontournable de la scène littéraire qui a bien meilleure presse que Livre Paris. Et pour cause… Plus familiale, plus accueillant, plus chaleureux, plus humain. Un exemple tout bête ? La place est à seulement cinq euros en plein tarif, et sur les cinq euros, vous avez quatre euros à retirer en chèque Lire, valable sur la grande majorité des stands, ou plus tard en librairies. Ça, c’est une bonne idée, une bonne politique d’ouverture culturelle. (Comparez un peu avec Livre Paris…).

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J’y étais allé une fois, il y a quatre ans, sans vraiment savoir où je mettais les pieds. A l’époque je ne lisais pas de littérature jeunesse et YA, aucune saga, etc. La différence aujourd’hui ? Ce genre de lectures est devenu habituelle, je travaille avec des enfants autour des livres et de l’écriture. L’envie de me rendre à Montreuil a pointé le bout de son nez. En plus ce serait l’occasion de voir des amis à Paris, ainsi que la choupinette Cindy Van Wilder. Puis, par le plus grand des hasards, il s’est trouvé que le Salon du Cheval se déroulait en même temps – un vrai rêve de gamine –, je n’ai donc plus hésité une seule seconde : Paris, me voilà !

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Travail oblige, je n’ai pu me rendre au Salon que le dimanche, avant de prendre mon avion retour. Peu de temps donc, mais autant dire que j’en ai bien profité ! J‘ai fait avec un immense plaisir le tour de tous les stands, scrutant avec attention les dernières sorties, m’émerveillant devant des trésors d’édition et de créativité. L’exposition « La Règle et le Jeu » a bien failli me laisser perplexe au premier abord, mais j’ai finalement été happée par les dispositifs mis en place par le SLPJ pour nous faire découvrir ces ouvrages hors du commun. Un livre-fresque géant, Le Petit Chaperon Rouge en art minimaliste, … De vraies petites pépites. Les Pépites d’or d’ailleurs ! Un prix remis aux meilleurs livres jeunesse (plusieurs catégories selon la tranche d’âge du public visé) : que des choix que je ne peux qu’approuver après avoir découvert les lauréats.

51ov2b2rgnvl-_sx316_bo1204203200_Côté rencontre, j’ai recroisé des visages familiers avec un immense plaisir. J’ai été très sage niveau achats, je n’avais de toute façon pas d’autres choix (merci l’avion sans bagage en soute…). Je n’ai donc acheté qu’un seul et unique livre : le troisième tome des Outrepasseurs, avec la jolie dédicace de Cindy Van Wilder (*cœur cœur cœur*). Pourtant, ce n’était pas les dédicaces intéressantes qui manquaient ! Mais j’ai décidé d’être raisonnable (avec le plan machiavélique de revenir en mars pour Livre Paris, accompagnée d’un bagage en soute vide à l’aller, mais bien rempli de livres au retour, muahaha !).

Montreuil, c’est petit, c’est chaleureux. C’est le parti pris de petites alcôves pour les rencontres ou les pôles plus spécifiques. Il est vrai qu’on est vite à l’étroit, il ne faut pas avoir peur du monde ! Je regrette, il est vrai, les larges scènes, spacieuses, de Livre Paris où on trouvait toujours un endroit où se poser. Mais c’est bien là la seule chose que j’ai à redire. Ce fut une journée riche en découverte, en partage. Malheureusement, c’est déjà l’heure de repartir, de dire au revoir aux amis et au Salon. J’ai déjà hâte d’y retourner !

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Et vous, avez-vous pu y aller ? Qu’en avez-vous pensé ?

NaNoWriMo 2016 : le bilan

I did it !

I DID IT !

OMG OMG OMG OMG

Voici, à peu de choses près, ma réaction quand je me suis rendue compte que la barre des 50k (comprenez « des 50 000 mots ») a été franchie. Une fois n’est pas coutume, j’étais en write-in avec les NaNoteurs toulousains quand cela s’est produit. Un vrai bonheur de partager ce moment-là avec eux.

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A l’heure où j’écris ces lignes, nous sommes le 1er décembre. Le National Novel Writing Month, ou NaNoWriMo, est terminé depuis quelques heures. Nous sommes nombreux à être encore un peu sonnés par ce challenge de fou furieux qui nous a fait écrire un petit roman en trente jours – ouais, carrément. Cette année encore, pour la quatrième fois consécutive, j’ai fait mon quota de mots, j’ai réussi. NaNoWinner, oh yeah ! C’est évidemment une immense fierté personnelle, même si j’ai fini cette édition sur les rotules.

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NaNoRébellion et rythme aléatoire

Après moult tergiversions, j’ai en effet décidé cette année de faire ma NaNoRebelle. Je n’ai pas créer de toute pièce un nouveau roman, mais j’ai procédé à une sorte de réécriture de celui de l’année dernière. Sur les falaises de Guernesey (matte-moi un peu ce titre!) était un histoire qui m’obsédait depuis longtemps avec unVictor Hugo en exil à Guernesey. Et à ma grande surprise, c’est partie dans du grand n’importe quoi l’an dernier. A base de fantôme, de menace diabolique, de psychose, etc. Et c’était juste génial.

Ce roman a dévié façon American Horror Story en plein milieu de NaNo. Je vous laisse imaginer le gros micmac. Un boulot monstrueux pour tout reconstruire, ordonner. Devant la masse de travail que cela représentait, la motivation s’est un peu caché. Me connaissant, je savais très bien que seul le NaNoWriMo me pousserait à avancer dans cette histoire qui me hantait depuis des mois. Alors j’ai sauté dans le vite. Cette année, ce serait Sur les falaises de Guernesey (réécriture).

J’ai pris mon temps. Histoire de partir sur de bonnes bases, j’ai décidé de faire un plan du roman en utilisant la méthode par carte. Redoutable. En moins d’un heure, j’avais toute la base de mon récit devant les yeux : un vrai bonheur, je savais où j’allais.

Le rythme n’a pas été… soutenu. C’est le moins qu’on puisse dire. Faire le NaNoWriMo ne me fait plus peur : je sais que j’en suis tout à fait capable. J’ai donc fait le choix de garder une vie sociale, de continuer le sport, de m’investir tout autant dans mon travail. Il y avait des jours où je n’écrivais pas du tout, des jours où j’écrivais énormément. Globalement, j’étais même en avance les trois premières semaines ! Il faut dire que je suis devenue une pro pour blablater, pour faire avancer le wordcount, pour étendre une scène sur des pages… De l’écriture au kilomètre, un premier jet pas terrible mais qui a une grande qualité : faire sortir de ma plume cette histoire, dans sa version nouvelle. À partir de ce matériau bâtard, je vais pouvoir commencer une vrai réécriture de fond.

Mon histoire n’est pas tout à fait finie. Il me reste à écrire à la suite du NaNo 3 ou 4000 mots. Mais c’est déjà beaucoup moins insurmontable que les 50k de novembre !

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J’ai l’impression de me répéter chaque année, mais ce qui compte énormément dans la réussite du NaNo, c’est la communauté. Le forum, le chat, mais aussi les rencontres IRL. A Toulouse, nous étions inséparables, à se faire des write-in plusieurs fois par semaine. La Kick-Off a duré jusqu’à 8h00 du matin et a été un moment vraiment magique. Le TGIO (Thanks God ! It’s Over!) promet d’être formidable également. J’ai rencontré des gens attachants, talentueux et j’espère de tout mon cœur que ce sont là de belles amitiés qui se dessinent. Pouvoir partager bonheurs, déboires et anecdotes d’écriture avec des personnes comme celles-ci, c’est tout simplement fabuleux. Je manque de superlatifs pour vous, les NaNoteurs toulousains. Merci pour tout !

A l’autre bout de la France ou de la planète, des amis très chers se sont également lancé dans leur première édition du NaNo (et ils ont tout déchiré ! Momo et Jo-Machin, bravo!). Quel bonheur de voir leur avancée, quel bonheur de les voir se lancer dans ce challenge incroyable !

Une édition du NaNoWriMo riche en émotion, encore une fois. Un bébé roman qui va demander un travail herculéen mais que je suis très heureuse d’avoir pu avancer. Des moments de partage, des rencontres, des sourires inoubliables. Et la fierté encore une fois de se dire que l’on peut écrire !

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Le NaNoWriMo 2016

Novembre approche. Winter is coming. Et avec lui, le NaNoWriMo.

Mais si, vous savez, ce défi fou qui implique d’écrire 50 000 mots en un mois. Cet événement mondial et communautaire auquel des milliers de personnes participent à travers le monde. Ce pari incroyable que j’espère bien relever pour la quatrième année consécutive.

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Et chaque année, je m’investis plus, chaque année ça va plus loin. Mais faisons les choses dans l’ordre.

Ecrire quoi ? Quel va être mon sujet pour cette année ? Je vous avouerai que je me suis posée la question longtemps, sans vraiment me presser, sans être très inquiète non plus. Au fil des éditions, je suis de moins en moins stressée vis-à-vis du NaNo et je l’aborde hyper sereinement. Toutefois, il vaut mieux savoir – ne serait-ce que vaguement – sur quoi on va écrire pour se lancer le jour J.

nympheas2Dans un coin de ma tête, a surgi l’envie d’écrire sur la peinture, sur l’impressionnisme et même plus précisément : sur Monet à Giverny. L’année dernière aussi, j’avais écrit une fiction autour d’un homme dans un lieu – Victor Hugo à Guernesey en l’occurrence.

Sauf que je n’y connais franchement pas grand-chose en impressionnisme ou plus globalement en peinture, je ne suis jamais allée à Giverny et j’en sais vraiment peu sur la vie de Monet. Je suis juste tombée amoureuse, bêtement, comme plein de monde, de ses Nymphéas. Pendant quelques temps, j’ai donc gardé cette idée en ligne de mire. Mais les jours ont filé et malgré les vacances qui venaient enfin d’arriver, j’ai bien compris que je n’aurai jamais assez bossé mon sujet pour être prête le premier novembre.

J’ai donc longuement hésité. Regarder dans mon répertoire d’histoires à l’état embryonnaire pour en avancer une : pourquoi pas ? Ce serait assez facile pour moi, les mots me viennent assez vite au NaNoWriMo, je suis sûre que je pourrais atteindre les 50k.

vh-hh-2Mais voilà, il y a un autre projet qui m’obnubile et me vampirise complètement : le NaNo de l’année dernière. Son nom de code est Roman3_01 ou SLFDG (pour Sur les falaises de Guernesey). Le premier jet a été terminé en janvier dernier et contrairement aux autres auparavant, c’est un texte que je n’arrive pas à laisser tranquille. Normalement, je laisse une histoire en jachère de longs mois voire années avant de le reprendre. Mais pour SLFDG, je ne passais pas une semaine sans y penser, sans prendre des notes, sans repenser l’intrigue, sans l’ouvrir pour zieuter ce que j’avais écrit. Victor Hugo et son exil à Guernesey ne sont jamais sorti de ma tête, et cela va faire plus d’un an que c’est comme ça. Plus d’un an à lire du Hugo ou sur Hugo, à réfléchir à cette fiction et à ses ramifications.

J’ai de beaux projets pour ce roman : la trame de fond à refaire, des intrigues secondaires à repenser complètement, des personnages à remodeler. Et j’y pense constamment. Dans le doute, j’en ai parlé à mes amis, leur expliquant ma situation, et ils ont été unanimes : pourquoi me retenir d’écrire sur ce sujet puisqu’il est évident que c’est celui-ci que je veux !

Donc c’est officiel : cette année, je serais NaNoRebelle. Je vais réécrire complètement de A à Z le roman que je chéris tant. Et croyez-moi, il y a beaucoup de boulot, et de quoi faire 50 000 mots. C’est bien la première fois que je suis objectivement peu certaine de réussir mon NaNo tellement la tâche me paraît titanesque, mais je sais déjà que ce ne sera que du plaisir. Bien sûr, je bloguerai et twitterai ça… à condition que vous en fassiez de même si vous aussi vous participer au NaNo !

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Le rythme de mes lectures et donc le rythme des publications sur le blog risquent de ralentir. Il faut dire que je compte beaucoup m’investir dans cette édition du NaNo. J’accueille d’ailleurs chez moi la Kick-Off toulousaine – le première nuit d’écriture entre le 31 octobre et le 1er novembre – chez moi ! Si vous êtes intéressés pour venir, n’hésitez pas à m’envoyer un NaNoMail 😉

TAG La plume en herbe

Je ne fais pas que lire, j’écris. (Et pas seulement des articles de blogs et des tweets, cela s’entend.)

J’écris même depuis sacrément longtemps. Et aujourd’hui, j’ai décidé de vous en parler, histoire qu’on se connaisse mieux vous et moi. Je vais faire ça sous forme de questions/réponses. On pourrait presque appeler cela un TAG, oui, allez, le TAG de la plume en herbe. (On dit bien « écrivain en herbe », non?). En plus, il y a dix questions tout pile. J’aime bien quand les choses sont carrées.

La plume en herbe

Surtout, n’hésitez pas à reprendre ce TAG partiellement ou totalement sur vos blogs ou vos pages perso, ou même en commentaire. Je suis vraiment curieuse de voir s’il y a des auteurs derrière les lecteurs que je côtoie sur la blogosphère.

1. Tu écris depuis quand ? Comment s’est venu ? Oulah, je dirais que j’écris depuis que je sais écrire. Ma maman m’a très vite donné le goût des histoires en me lisant chaque soir patiemment des contes. J’ai tout de suite eu le virus de la lecture, mais cela ne suffisait pas. J’avais une imagination débordante, c’est donc tout naturellement que l’écriture de fiction est entrée dans ma vie.

2. Tu écris quoi ? De très loin, je préfère écrire des romans, même si j’arrive à en écrire et à les finir que depuis trois ans environ. Je ponds aussi quelques nouvelles parfois, mais j’y prends moins de plaisir. C’est pour moi plus un exercice pour m’entraîner et ne pas perdre la main entre deux romans.

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3. Ton parcours de plume en herbe ? Petite, j’écrivais des micro-histoires, des petites poésies, des chansons. Puis c’est passé au journal intime dès le collège (on aime bien se regarder le nombril à cet âge-là). Au lycée, j’ai essayé des textes très courts, personnels et poétiques. J’ai très très peu écrit à mon entrée en fac, mais mon admission en master écriture a tout changé. Et je suis tellement heureuse d’avoir pris cette voie ! L’écriture est vraiment un art dans lequel je m’épanouis pleinement. Il y a des défis à relever et des possibilités infinies. Puis, il y a eu la rencontre qui a tout changé : le NaNoWriMo dont je parle et reparle souvent sur le blog. Grâce à cet événement, j’ai pu finir mon premier roman, et… ouah quelle sensation ! Depuis j’en redemande. Et pas plus tard qu’hier, j’ai mis le point final au premier jet de mon troisième roman ! *clap clap clap*

4. Tes rituels d’écriture (lieux, matériels, etc.) ? J’écris sur mon ordinateur après avoir noté sur un carnet mes idées d’intrigues, de noms, etc. Hors NaNoWriMo (où là, par nécessité, j’écris n’importe où et sur n’importe quoi), je préfère écrire le matin à la bibliothèque ou dans un café. J’arrive assez facilement à me concentrer dans ce genre d’ambiance, et j’évite de mettre le WiFi pour ne pas être trop tentée… J’ai toujours du thé avec moi, et un truc à grignoter. J’écris sans musique, mais j’en mets parfois pour couvrir les bruits de ceux qui bavardent tranquillement en dérangeant tout le monde à la bibliothèque.

5. Ta méthode d’écriture ? Plutôt jardinier ou architecte ? Je note des idées (un thème, un personnage, parfois je pars juste avec un titre), et hop je me lance. En ça, je suis jardinier, j’attends que ça vienne. Cela donne des scénarios invraisemblables et géniaux à mon goût que je n’aurais jamais imaginer en préparant tout à l’avance. Avec mon dernier roman, j’avais essayé d’être architecte : j’avais préparé un plan sommaire (plutôt un chapitrage), des fiches de personnages, des docs historiques et biographiques… Mais au bout de 10 chapitres, c’est parti à toute berzingue dans une direction tout à fait inattendue, et je suis plutôt du genre à suivre le mouvement pour voir où ça me mène. (Et j’en suis assez contente.) Après le premier jet, je laisse reposer le roman loooongtemps (parfois un an voire plus!), puis je le reprends pour une réécriture complète : c’est-à-dire que j’imprime la première version et je retape tout différemment, en bien mieux, et en faisant des coupes drastiques. C’est souvent à s’arracher les cheveux de me relire : les incohérences dans la narration qu’il faut corriger, les fautes de français, les oublis… Puis je laisse reposer encore un peu et je le reprends une deuxième fois, mais cette fois-ci pour une ou plusieurs relectures. Après vient le moment des bêta-lecteurs, des derniers remaniements et corrections. Et voilà un roman tout beau, tout propre, écrit avec amûûûr. Pour l’instant, je n’ai jamais rien voulu présenter à un éditeur, je n’ai pas du tout l’étoffe d’un « vrai » écrivain. Mais peut-être qu’avec le petit dernier, je franchirai ce pas, parce que j’en suis sacrément fière quand même !

6. Qu’est-ce que tu aimes et détestes le plus dans l’écriture ? J’adore être surprise par mes personnages. J’adore la première réécriture. Je m’éclate avec la ponctuation aussi et j’apprends à apprécier de plus en plus le travail sur les dialogues. Je déteste devoir faire des descriptions et au premier jet, je les zappe souvent. Je déteste devoir écrire alors que je suis fatiguée. En fait, il faut que je sois bien physiquement pour écrire.

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7. Comment tu combats le syndrome de la page blanche ? Je trouve des idées de romans un peu par hasard, dans le métro, ou sous la douche, je les note toutes. Et je sais qu’il m’est impossible d’écrire quelque chose si je n’ai pas une de ces idées sous le coude, donc je ne tente même pas sinon c’est page blanche assurée. Sinon, pour le reste du temps, je m’astreins depuis des mois à un petit rythme pépère d’écriture deux ou trois matins par semaine minimum. C’est peu en réalité, mais au moins avec ça j’avance sûrement dans mes projets. Et bizarrement dans ces moments, je suis dans le train, l’écriture avance d’elle-même sans que j’ai trop à me forcer. Pour ce qui est de la réécriture qui peut me peser parfois, je me fixe des objectifs avec des pauses régulières ou une carotte à l’arrivée. Et si vraiment, c’est une période sans, je laisse tomber plusieurs semaines, je lis, je remplis ce blog (car cela reste TOUJOURS un plaisir), je me vide la tête, et quand j’y retourne, ça va mieux !

8. L’écriture, c’est quoi pour toi ? C’est un vrai moyen d’explorer d’autres horizons et de découvrir de nouvelles facettes de moi-même. C’est presque un jeu ! Ce n’est pas une échappatoire, ni un refuge, mais plutôt une autre dimension avec des êtres en papier qui vivent leur vie et que je retranscris. C’est un loisir extrêmement gratifiant à titre personnel auquel je souhaiterais accorder plus de temps.

9. Tu écris quoi en ce moment ? Je viens de finir un roman dont le titre provisoire est Sur les falaises de Guernesey. L’idée a germé lors d’un atelier d’écriture en juillet 2015 et elle a mûri pour se réaliser avec le NaNoWriMo 2015. Ce gros bébé est immense, et l’écriture du premier jet m’a pris 8 mois de travail intense (entre la préparation et la rédaction). Je voulais à la base raconter comment Victor Hugo était revenu à la rédaction des Misérables alors qu’il était exilé sur l’île de Guernesey dans la magnifique Hauteville House. Toute sa famille m’intéressait : je voulais parler de cet univers-là. Mais un chapitre sur les séances de tables tournantes (auxquelles il s’adonnait à Jersey) a tout changé et le livre a pris un autre tournant (oh, oh, ce jeu de mot !). Pour faire claire, imaginer qu’American Horror Story s’invite en plein milieu de sa baraque. Phénomènes étranges, inquiétants, vols, folie, agressions, bref ! Je me suis beaucoup éloignée du sujet, mais j’en suis tellement heureuse ! J’ai quitté un biopic plan-plan, pour lequel je n’avais clairement pas l’envergure, pour une réécriture complètement fantastique et un peu sombre d’un épisode de la vie de Victor Hugo. Je me suis carrément arrangée avec la réalité, mais qu’importe ! On a le droit de tout faire en écriture de création…7

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10. Tes ambitions, tes envies, tes projets en écriture ? Mon prochain projet, c’est de commencer la réécriture d’un autre roman qui attend depuis presque un an, et de commencer la relecture du tout premier que j’ai écrit (avec un point final et tout et tout). J’ai quelques petites idées pour une ou deux nouvelles que je pense écrire avant le milieu de l’année, mais rien de bien pressant. Je n’ai pas d’ambition particulière, sauf peut-être pour ma toute dernière création, mais on en est loin : la réécriture de Sur les falaises de Guernesey va juste être colossale et va me prendre des mois ! Je ferai tout pour garder un rythme d’écriture similaire ou supérieure : l’écriture est devenue pour moi presque un besoin et je ne peux pas m’en passer très longtemps.

J’espère que cet article, plus personnel, vous aura plu. C’est à vous de jouer à présent. Vous êtes tous invités à répondre à ce TAG : n’hésitez pas à vous servir de l’image plus haut, et si vous caler le lien vers cet article quelque part, ça me fera très plaisir ! Je vous mets ci-dessous la liste des questions, pour que vous ne vous embêtiez qu’avec un seul copier-coller. J’ai hâte de lire vos réponses !

  1. Tu écris depuis quand ? Comment s’est venu ?
  2. Tu écris quoi ?
  3. Ton parcours de plume en herbe ?
  4. Tes rituels d’écriture (lieux, matériels, etc.) ?
  5. Ta méthode d’écriture ? Plutôt jardinier ou architecte ?
  6. Qu’est-ce que tu aimes et déteste le plus dans l’écriture ?
  7. Comment tu combats le syndrome de la page blanche ?
  8. L’écriture, c’est quoi pour toi ?
  9. Tu écris quoi en ce moment ?
  10. Tes ambitions, tes envies, tes projets en écriture ?