Kaïken, de Jean-Christophe Grangé

Oui cela fait longtemps, cela fait très longtemps. Et j’ai l’impression de commencer toutes mes chroniques de la même façon depuis des semaines. Il faut dire que quand ce n’est pas la panne de lecture, quand ce n’est pas le travail, c’est le déménagement impromptu qui emploie tout mon temps. Mais pendant les jours qui vont venir, je prends du temps pour moi. Pas vraiment pour lire, pas vraiment pour le blog. Je vais écrire. Comme l’année dernière en effet, je participe à un atelier d’écriture. Pendant une semaine, je ne vis que pour ça, et cette parenthèse fait vraiment du bien. Toutefois, j’en profite quand même pour vous rédiger une chronique qui est déjà bien trop en retard. Il s’agit de la lecture commune de juin : Kaïken de Jean-Christophe Grangé.

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C’est un auteur que je commence à connaître. Disons que, sans m’éblouir, je prends la plupart du temps un plaisir certain à lire ses romans. Aujourd’hui encore, l’intrigue ne m’a pas autant emballée que dans d’autres thrillers, mais j’ai quand même apprécié ma lecture.

Pourtant, j’ai été un peu flouée. Avec ce titre et cette quatrième de couverture, je m’attendais à un thriller au Japon avec toutes les caractéristiques, tous les paradoxes culturels de ce pays. Alors, oui, il y a un peu de Japon dans ce roman, mais pendant une grande partie de l’histoire, nous restons en France, on côtoie des français et notamment de bons policiers et enquêteurs franchouillards. Les personnages sont assez stéréotypés, sauf peut-être l’unique femme-personnage principale qui est japonaise et que l’on suit dans tout le roman.

Passan est son mari. Mais dans leur couple, rien ne va plus : il faut se séparer, mais en essayant de ne pas faire souffrir leurs deux enfants. Au même moment, Passan travaille sur une enquête qui le ronge : un tueur de femmes enceintes. Le jour où sa vie de policier vient menacer sa vie de père, Passan comprend alors que c’est devenu une affaire personnelle.

L’intrigue n’est pas inintéressante, mais je n’ai pas vraiment aimé la façon dont elle évolue. Beaucoup trop de coïncidences qui arrangent l’auteur, je n’ai pas trouvé cette histoire crédible ou réaliste. C’était trop. Trop de fausses pistes qui ont pourtant leur fond de vérité, trop de clichés aussi (un sabre, oulah, quelle innovation). La narration n’est pas assez bien rythmée à mon goût sauf vers la fin où enfin intervient un petit suspens. Il faut dire qu’on ne s’attache pas nécessairement au personnage. Passan est l’image déjà vue et revue du flic trop impliqué dans ses affaires qui ne veut rien lâcher. Naoko, sa femme, est trop insaisissable pour qu’on la comprenne vraiment.

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J’ai lu ce livre avec un certain détachement. Ça n’a pas été pour moi un page-turner, toutefois je voulais connaître la fin de l’histoire. Car ce n’est pas un mauvais livre. L’intrigue tient debout, l’écriture est fluide et agréable, les personnages sont assez bien construits, les rebondissements sont originaux. Mais parallèlement, c’est très loin d’être un coup de cœur.

L’avis de L’Aléthiomètre et de Carnet de texte.

Jean-Christophe Grangé, Kaïken, aux éditions Le Livre de Poche, 8€30.

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5 réflexions au sujet de « Kaïken, de Jean-Christophe Grangé »

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